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CHAPITRE XXII. — De la khamîsa noire

1. Omm-Khâlid-bent-Khâlid a dit : « On apporta au Prophète des vêtements parmi lesquels se trouvait une petite khamisa noire. « Qui « dois-je revêtir de ce costume? » demanda le Prophète. Tout le monde se taisant, il reprit : « QiTon m’amène Omm-Khâlid. » On l'amena en la portant dans les bras. Alors, prenant la khamîsa dans ses mains, ill 'en revêtit en lui disant: « Use-le jusqu’à la corde (1). » Cette khamîsa portait des ramages verts et jaunes. 11 lui dit : « O (( Omm-Khâlid: ceci est senâh. » Senâh en abyssin signifie beau. »

2. Anas a dit : « Lorsque Omm-Solam eut accouché elle me dit : « O Anas, surveille cet enfant et fais bien attention qu’il ne lui arrive « rien jusqu’à ce que tu l’aies conduit au Prophète pour qu’il lui « frotte le gosier avec une datte (2). » Le lendemain matin je me rendis auprès du Prophète qui se trouvait dans un jardin. Il portait une khamîsa harîtsïyya et il marquait au feu le chameau sur lequel il s’était rendu à la Mecque lors de la conquête de cette ville. »

(1) Mot à mot: « abîme et use ». C’était une façon de souhaiter longue vie, l’étoffe étant de telle qualité qu’il fallait longtemps pour l’user.

(2) On mâchait la datte et on en frottait ensuite l’intérieur delà bouche de l’enfant.

(3) Ainsi nommée du nom du fabricant, dit le commentateur. 11 ajoute qu’on lit aussi khaïbariyya, c’est-à-dire : de la Aille de Khaïbar, c’est-à-dire fabriquée dans la ville de ce nom. Ces variantes proviennent sans doute des copisets.

DES VÊTEMENTS

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