‹ Les traditions islamiquesChapitre 132 sur 690 · CHAPITRE XXIII. — Des habits verts · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII. — Des habits verts

1. D’après Ikrima, Rifâ'a avait répudié sa femme et celle-ci avait été épousée par ' Abderrahman-ben-Ez-Zobaïr-El-Qorad zi . Cette femme, dit Aïcha, portait un voile vert et vint se plaindre à moi; elle me montra des bleus (1) qu elle avait sur le corps. Lorsque l'Envoyé de Dieu rentra, comme les femmes s’entr’aidaient mutuellement, Aïcha dit : « Je n’ai jamais vu qu’il soit arrivé rien de pareil à des croyantes. »

Le mari, ayant appris que sa femme était allée trouver l’Envoyé de Dieu, vint à son tour trouver l’Envoyé de Dieu, amenant avec lui deux fils qu’il avait eus d’une autre femme. « Par Dieu! dit la femme, je n’ai pas de choses graves à reprocher à mon mari, sinon qu’il n’a rien qui puisse plus me servir que ceci. » Et elle prit alors une cordelette de la frange de son vêtement. — « Par Dieu ! ô Envoyé de Dieu, s’écria le mari, elle ment, elle veut retourner avec Rifâ'a. — S’il en est ainsi, répondit l’Envoyé de Dieu, elle ne sera licite — ou suivant une variante, elle ne pourra lui convenir — tant qu’elle n’aura pas goûté de son petit miel. »

Ikrima ajoute : « Le Prophète ayant regardé les deux fils, que 'Abderrahman avait amenés, lui dit: « Sont-ce tes fils? — Oui », répondit-il. Se tournant alors vers la femme il lui dit : « Et tu oses prétendre « ce que tu avances : mais par Dieu ! ces enfants lui ressemblent plus « encore qu’un corbeau à un autre corbeau. »

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