CHAPITRE XXII. — Des animaux égorgés par des gens ayant un livre
RÉVÉLÉ ; DES GRAISSES PROVENANT DE CES ANIMAUX, QUE CES ANIMAUX ET CES GRAISSES PROVIENNENT DE GENS DU LlVRE EN ÉTAT DE GUERRE ^ OU non. — De ces mots du Coran : « Aujourd’hui les bonnes choses vous sont licites. Les mets des gens du Livre vous sont licites ainsi que les vôtres le sont pour eux...)) (sourate v, verset 7). — Ez-Zohri a dit : « Il n'y a aucun mal à manger les animaux égorgés par des Arabes chrétiens. Si vous entendez invoquer sur ces animaux un autre nom que celui de Dieu , n'en mangez pas, mais si vous n'avez rien entendu, Dieu vous permet d'en manger, car il sait que c’est eux qui ont commis l'impiété. » Un récit analogue est
(i) Le commentaire indique une variante tion soit parce qu’ils ne sont que de pasremplaçant par ^ . sage en pays musulman, soit qu’ils
/o\ r .. 1 V' • i habitent un pays non soumis aux musul
(*) Cette expression désigné les non- 1 J
musulmans qui ne paient pas la capita-
mans.
rapporté d'après 'Ali. — El-Hasen et Ibrahim disent quil n'y a aucun mal à
manger des animaux égorgés par des non-circoncis.
1 . ' Abdallah-ben-Moghaffai a dit : « Nous étions en train d’assiéger le château de Khaïbar quand quelqu’un nous jeta une outre pleine de graisse. J’allais me précipiter sur cette outre pour la prendre quand en me tournant j’aperçus le Prophète et alors je fus tout confus (1). »
CHAPITRE XXIII. — V ANIMAL DOMESTIQUE QUI SE SAUVE EST CONSIDÉRÉ COMME UN ANIMAL sauvage. — Ibn-Mas'oud est de cet avis. — lbn-Abbâs a dit: « Quand tu ne peux venir à bout de t'emparer d'un de tes animaux domestiques traite-le comme une pièce de gibier. Si un chameau tombe dans un puits en sorte que tu puisses l'atteindre, égorge-le suivant les rites. « Tel est également l'avis de lAli , de Ibn-Omar et de * Aïcha .
1 . Râfi -ben-K hadîdj ayant dit : « 0 Envoyé de Dieu, nous allons sans doute rencontrer l’ennemi demain et nous rr avons pas de couteaux. — Hàte-toi, répondit le Prophète et égorge. Mange de tout animal dont le sang a été répandu autrement que par la dent ou l'ongle et sur lequel on a invoqué le nom de Dieu. Voici pourquoi : La dent est un os et l’ongle est le couteau des Abyssins. » Nous avions pris comme butin des chameaux et des moutons. Un des chameaux s’étant échappé un homme lui décocha une flèche et le cloua sur place. « Ces chameaux, dit alors l’Envoyé de Dieu, s’effarouchent comme des animaux sauvages. Si l’un d'eux vous échappe, agissez comme on vient de le faire . »
CHAPITRE XXIV. — De la saignée^ au défaut de l’épaule et de la section des deux carotides. — Ibn-Djoraïdj a dit, d'après ' Ata : « La saignée au défaut de l’épaule et la section des deux carotides ne doivent être faites qu'aux endroits à ce destinés W. Comme , dit lbn-Djoraïdj , je deman-
(!) Mais le Prophète n’ayant rien dit c’est qu’il autorisait l’usage de cette graisse.
(2) Le mot saigner est employé pour
rendre y>à et la section des deux carotides est la traduction de ^cô.
t3) L’emplacement sur lequel doit être
TITRE LXXII
dais à ' Ata si je pouvais faire la saignée au lieu de la section, il me répondit : « Oui, car Dieu a dit : « Il coupa les deux carotides de la vache. » Il t'est « permis de couper les carotides à un animal qui doit être saigné au défaut « de l'épaule , mais moi je préfère saigner et la section consiste à couper les « carotides. — Faut-il , lui demandai-je, couper en arrière des carotides jus- « qu’à la moelle épinière. — Je ne le pense pas, me répondit-il. » NâfC ma raconté que Ibn-Omar avait défendu d'aller jusqu'aux vertèbres, disant qu’il fallait couper tout ce qui était avant d'arriver aux vertèbres, puis laisser l'animal mourir. Il est dit dans le Coran : « Souviens-toi lorsque Moïse « dit à son peuple: Dieu vous ordonne d'immoler une vache... ils l'égorgèrent, « mais peu s'en fallut qu'ils ne le fissent point » (sourate h, versets 63, 64, 65 et 66). — Sa'îd a dit d'après Ibn-Abbâs : « L' égorgement rituel se fait à la gorge et au défaut de l'épaule. » — Ibn-Omar , Ibn-Abbâs et Allas ont dit : « Il n'y a aucun mal à trancher la tête de l'animal. »
1. Hichâm-ben- Orwa a dit : « Ma femme, Fatima-bent-El-Mondzir, rapporte que Asmâ-bent-Abou-Bekr a dit : « An temps du Prophète « nous saignâmes un cheval au défaut de l’épaule et nous le man- « geâmes. »
2. Asmâ a dit : « Au temps de l’Envoyé de Dieu, pendant que nous étions à Médine, nous coupâmes les deux carotides d’un cheval et le mangeâmes. »
3. Asmâ-bent-Abou-Bekr a dit : «Au temps de l’Envoyé de Dieu nous saignâmes un cheval au défaut de l’épaule et nous le mangeâmes. »
Confirmation in fine de la leçon « nous saignâmes », d’après d’autres isnâd.
CHAPITRE XXV. — De ce qui est répréhensible : couper les jarrets d’un animal vivant ; l’attacher pour servir de cible, le laisser