‹ Les traditions islamiquesChapitre 212 sur 690 · MALÉDICTION · texte numérisé non relu

MALÉDICTION

1. ' Abdallah rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Injurier un musulman est une turpitude; le combattre, c’est être infidèle. »

2. Abou-Dzarr rapporte que le Prophète a dit : « Quand un homme en accuse un autre de turpitude ou d’infidélité, cela ne peut manquer de tourner contre lui si son accusation est fausse. »

3. Anus a dit: « Le Prophète habituellement ne faisait usage ni de l’injure, ni de mots inconvenants, ni de malédictions. Et quand il voulait adresser un reproche à l’un de nous, il lui disait : « Que le « diable l'emporte ! »

4. Tsâbit-ben-Ed-Dahhâk, qui était un des Compagnons de l’arbre (1), rapporte que l'Envoyé de Dieu a dit : « Celui qui jurera d’après une religion autre que l'Islam, son serment restera tel quel(2) ; l’homme ne saurait faire va3u de donner une chose qu’il ne possède pas. Celui qui se tue à propos de quelque chose dans ce monde sera châtié au jour de la Résurrection; maudire un croyant équivaut ale tuer. Accuser un croyant d infidélité équivaut à le tuer. »

5. ' A diyy-ben- Tsâbi t rapporte qu'il a entendu Solaïmân-ben-Sorad, qui était un des Compagnons du Prophète, dire : « Deux hommes s’injuriaient en présence du Prophète. L’un deux se mit en colère, et sa colère devint telle que son visage était tout gonflé et bouleversé. Le

(U C’est-à-clire : qui avait été présent à (2) C’est-à-dire qu’il ne pourra être l’obà Hodaïbiya. jet d’une expiation.

DE L’ÉDUCATION

Prophète dit: « Je sais une parole qui, s’il Pavait dite, aurait dissipé « sa colère. » Un homme qui avait entendu ces paroles alla trouver l’homme en colère et lui rapporta ce que le Prophète avait dit. « Réfugie-toi donc auprès de Dieu contre Satan, lui dit-il. — Crois- « tu alors, répliqua l’autre, qu'il me soit arrivé malheur (1) et que je « sois possédé du démon ? Va-t'en ! »

6. * Obâda-ben-Es-Sâmit a dit: « L'Envoyé de Dieu étant sorti pour annoncer aux fidèles la nuit du destin, deux musulmans se prirent de querelle. Le Prophète dit: « J’étais sorti pour vous annoncer quelque « chose et voici qu’un tel et un tel se prennent de querelle, cette « chose m'est sortie de l’esprit (2) et il se peut que cela soit un bien « pour vous. Cherchez la nuit du destin dans la vingt-neuvième, la « vingt-septième et la vingt-cinquième. »

7. El-Marour rapporte qu’il a vu Abou-Dzarr portant un manteau^ et son domestique en portant également un et qu'il lui dit : « Si tu avais pris ce manteau dont tu as revêtu ton domestique cela t'aurait fait une tunique et tu lui aurais donné un autre vêtement. » Il répondit : « J'avais échangé des propos avec un homme dont la mère était étrangère et que j’avais injuriée. » Le Prophète, à qui il avait rapporté la chose, me dit : « Est-il vrai que tu as injurié un « tel? — Oui, répondis-je. — As-tu diffamé sa mère(4)? — Oui, ré- « pondis-je. — Tu es encore, dit-il, un homme du régime antéis- <( lamique(5). — Si je le suis encore à. cette heure, c’est à cause de « mon grand âge. — Certes, répliqua le Prophète, ce sont vos frères « que Dieu a placés sous votre domination, et quand Dieu a placé « quelqu’un sous votre domination, vous devez le nourrir avec ce « que vous mangez vous-mêmes, le revêtir des mêmes vêtements

0) Par « malheur » il faut entendre ici la possession du démon. La formule indiquée est en effet celle de l’exorcisme.

(2) Le sens de ce passage est fort obscur parce que le texte est incomplet.

(3) Formé d’une simple pièce d’étoffe drapée. Deux de ces pièces étaient nécessaires pour faire une tunique.

(4) Abou-Dzar en appelant Bilâl : a fils de la négresse » avait en quelque sorte injurié la mère de Bilâl, bien que celui-ci fût nègre. C’est à cela que fait allusion ce passage.

(5) C’est-à-dire qu’il avait conservé les habitudes et les préjugés des Arabes avant l’Islamisme.

TITRE LXXVIII

« et ne lui imposer aucune tâche au-dessus de ses forces. Et si la « tâche est au-dessus de ses forces, venez-lui en aide. »

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