CHAPITRE XL Y
Des termes dont il est permis de se servir a
l’égard de quelqu’un, tels que : (C LE GRAND », <( LE PETIT ». — Le Prophète a dit : « Ce qua dit « V homme aux deux mains » et il est permis d’ employer tout mot qui ne déshonore pas l’homme. »
1. Abou-Hordra a dit : « Le Prophète, qui avait fait avec nous la prière de midi et l’avait terminée après deux relui' a seulement, se leva et alla poser sa main sur une pièce de hois qui était placée devant la mosquée. Abou-Bekr et Omar, qui se trouvaient ce jour-là parmi les fidèles, n’osèrent pas lui faire des observations. Les fidèles qui étaient pressés sortirent en disant : « La prière a été écourtée. » Alors un homme, que le Prophète appelait l’homme aux deux mains, se leva parmi les fidèles et dit : « As-tu oublié quelque chose ou bien « la prière a-t-elle été abrégée ? — Je n’ai rien oublié, répondit le Pro- « phète, et la prière n'a pas été abrégée. — Mais si, ô Envoyé de « Dieu, s’écrièrent les fidèles, tu as oublié. — L'homme aux deux « mains a dit vrai », répliqua le Prophète, qui se leva, fit une prière de deux reka'a, puis la salutation finale. Puis il prononça le tekbîr et se prosterna comme il s’était prosterné déjà, ou plus longtemps. Ensuite il leva la tète, fit le tekbîr , baissa la tète comme la première fois ou plus longtemps, puis la releva et fit le tekbîr. »
CHAPITRE XLYI. — De la médisance. — De ces mots du Coran : « Ne médisez point les uns des autres ; qui de vous voudrait manger la chair de son frère mort ? — Cela vous répugne ? — Craignez-donc Dieu. Il aime à revenir aux hommes , et il est miséricordieux » (sourate xlix, verset 12).
1 . Ibn-Abbâs a dit : « L’Envoyé de Dieu, passant auprès de deux tombeaux, dit : « Ces gens-là sont torturés et ils ne le sont pas à cause « dune faute grave.» En elfet, lun deux n'avait à se reprocher que de ne pas s'ètre préservé de la souillure de son urine ; quant à l’autre il allait dire du mal d’autrui. Alors le Prophète demanda une branche de palmier fraîche, et, après l avoir partagée en deux, il planta
DE L’EDUCATION
chacun des deux morceaux sur une tombe. « T espère, dit-il, que « leur torture sera allégée tant que ces branches ne seront point « desséchées. »
CHAPITRE XL VII. - De CES PAROLES DU PROPHETE I « La MEILLEURE DES FAMILLES DES AnSARS. »
1. Abou-Osaid-Es-Saîdi rapporte que le Prophète a dit: «La meilleure famille des Ansàrs est celle des Benou-En-Neddjâr. »
CHAPITRE XLVIII. — Dans quelle mesure peut-on médire des malhonnêtes GENS ET DE CEUX QUE L’ON SOUPÇONNE.
1 . * Aïcha a dit : « Un homme ayant demandé une audience à l'Envoyé de Dieu, le Prophète dit : « Faites-le entrer ; quel déplorable « frère de tribu ! — ou. fils de tribu ! » — Lorsque cet homme fut entré, le Prophète lui parla avec beaucoup de douceur et comme je lui disais : « O Envoyé de Dieu, après avoir dit les mots que tu as « prononcés, comment peux-tu être si aimable en paroles ! — 0 Aïcha, « répondit le Prophète, le plus méchant des hommes est celui qui « laisse de côté — ou, qui s'éloigne de — son prochain dans la « crainte de commettre une inconvenance. »