CHAPITRE LXX1X. - - Des vérités qlAon ne doit pas avoir honte de
DIRE QUAND IL s’aGIT DE S’ÉCLAIRER SUR LA RELIGION.
1 . Omm-Salama a dit : « Omm Solaïm vint trouver l'Envoyé de Dieu et lui dit: « 0 Envoyé de Dieu, certes Dieu n'a pas honte « d'entendre la vérité. La femme doit-elle se laver lorsqu’elle a « éjaculé? — Oui, répondit-il, lorsqu'elle voit du liquide. »
2. D’après Ibn-Ornar , le Prophète a dit: « Le croyant est pareil a un arbre vert dont les feuilles ne tombent pas non plus que
l’écorce. » Certains fidèles dirent: c'est tel arbre, d'autres c'est tel
arbre. Moi, je voulais dire que c'était le palmier, mais comme j’étais un tout jeune homme j’eus honte de prendre la parole. Alors le Prophète dit : « C’est le palmier. »
Indication d’un autre isnâd et d’une légère addition sans importance.
3. Anas a dit: « Une femme vint trouver le Prophète et lui offrit sa personne en lui disant: « As-tu besoin de moi?(1)>> Comme la fille d'Anas disait à son père : « Quel manque de pudeur ! » Anas lui répondit : a Elle valait mieux que toi puisqu’elle offrait sa personne à J Envoyé de Dieu. »
CHAPITRE LXXX. — De ces paroles du Prophète : « Facilitez les choses et ne créez point de difeicultés. » — II cherchait à faciliter et alléger les choses pour les fidèles.
1 . Abou-Mousa a dit : a Lorsque l’Envoyé de Dieu m’envoya ainsi que Mo ' ad z-ben-Dj abal il nous dit : a Facilitez, ne créez pas de « difficultés, annoncez les récompenses, non les châtiments et soyez « toujours d’accord. — 0 Envoyé de Dieu, dis-je, nous sommes d’un « pays dans lequel on fait avec le miel une boisson que l'on appelle « bit et avec l’orge une boisson que l'on appelle mizr. — Ces deux « boissons, dit l’Envoyé de Dieu, sont enivrantes et proscrites. »
2. D’après A nas-ben-M âlik , le Prophète a dit : a Facilitez, apaisez et n’effrayez point. »
0) Elle offrait de l’épouser sans recevoir de dot.
DE L’ÉDUCATION
3. * Aïcha a dit: « Jamais on ne donna à choisir à l’Envoyé de Dieu entre deux choses, sans qu'il choisit la plus facile, pourvu que ce ne fut pas un péché. Si c’était un péché, nul ne s’en éloignait plus que lui. Jamais l’Envoyé de Dieu ne se vengea d’une chose qui lui était personnelle à moins que ce ne fût une offense à la majesté de Dieu, mais alors c'est Dieu qu’il vengeait. »
4. El-Azraq-ben-Qais a dit: « Comme nous étions à El-Ahouâz, sur le bord d’une rivière dont les eaux étaient taries, Abou-Barza El-Aslamiyy arriva à cheval. Comme il avait laissé son cheval pendant qu’il faisait la prière, l’animal se sauva. Alors, abandonnant sa prière, il courut à la poursuite de l’animal jusqu’à ce qu’il l’attrapât. 11 prit son cheval, revint ensuite, et acheva sa prière. Or un homme des Kharédjites (1), qui se trouvait parmi nous, se mit à dire : « Voyez donc ce vieillard qui abandonne sa prière à cause d’un « cheval. » Se tournant vers lui, Abou-Barza lui dit : « Personne « ne m’a fait aucun reproche depuis le jour où j'ai quitté l'Envoyé « de Dieu. » Puis il ajouta: « Mon domicile est très éloigné; si « j’avais fait ma prière en abandonnant mon cheval je n’aurais pu « rejoindre les miens que la nuit. » Il rappela aussi qu’il avait été le compagnon du Prophète et qu’il avait été témoin de sa tolérance.
5. Abou-Horeïra rapporte qu’un Bédouin s’était mis à uriner dans la mosquée. Comme tous les fidèles se précipitaient sur lui pour le maltraiter, l’Envoyé de Dieu leur dit : « Laissez-] e achever, et alors vous répandrez sur son urine un seau (2) d’eau. La révélation vous a été faite pour vous faciliter les choses et non pour les rendre difficiles. »