‹ Les traditions islamiquesChapitre 275 sur 690 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

De l’accolade. De ces mots adressés a quel¬

qu’un : « Comment êtes-vous ce matin ? »

1. ' Abdallah-ben- Abbâs rapporte que Ali-ben-Abou-Tâlib sortant de chez le Prophète durant la maladie à la suite de laquelle celuici succomba, les fidèles l'interpellèrent ainsi : « Comment est ce matin l'Envoyé de Dieu, ô Abou-Hasan? — Grâce à Dieu, réponditil, il est guéri ce matin. » El-' Abbâs prit alors Ali par la main et lui dit : « Ne vois-tu pas, par Dieu, que d’ici trois jours, toi tu seras l’esclave du bâton? Par Dieu, je crois que l'Envoyé de Dieu succombera prochainement à sa maladie, car je sais reconnaître les indices de la mort sur les visages de Benou-'Abd-El-Mottalib. Allons ensemble trouver l'Envoyé de Dieu et demandons-lui qui devra prendre le pouvoir après lui. Si c’est un des nôtres, nous serons avertis; si c’est un étranger à notre famille nous l’aviserons afin qu'il nous donne sa succession au khalifat. — Par Dieu, répliqua 'Ali, si nous demandons le khalifat à l'Envoyé de Dieu et qu'il nous le refuse, les fidèles ne voudront plus jamais nous accorder ce titre. Aussi je ne poserai jamais cette question à l’Envoyé de Dieu. »

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