CHAPITRE XVIII. — De l’invocation après la prière (canonique
1. D’après A boii-Horeïra , comme on disait : « O Envoyé de Dieu, les hommes du temps passé ont eu des honneurs et des richesses constantes », le Prophète dit : « Comment cela? — Ils faisaient, répondit-on, des prières comme nous en faisons, ils combattaient ainsi que nous dans la voie de Dieu et ils pouvaient en outre dépenser
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d'abondantes richesses; tandis que nous, nous ne possédons rien. — Eli bien, reprit-il, je vais vous indiquer quelque chose qui vous permettra d’être comme ceux qui vous ont précédés et vous placera audessus de ceux qui viendront après vous, car ils ne pourront avoir ce que vous aurez à moins qu'ils ne fassent ce que vous ferez vous-
mêmes. A la fin de chaque prière dites dix fois : « Gloire à Dieu », dix fois : « Louange à Dieu », et dix fois : « Dieu est grand. »
Confirmation du hadîts par un autre isnâd .
2. Ouarrâd rapporte que El-Moghîra écrivit à Mo'âouia-ben-Abou- Sofyân que l'Envoyé de Dieu disait à la fin de chaque prière, lorsqu'il avait fait la salutation finale : « Il n'y a pas d’autre divinité que Dieu l’unique qui n'a pas d’associé, qui possède le suprême pouvoir. A lui la louange; il est puissant pour toute chose. Grand Dieu, nul ne peut refuser ce que tu donnes, ni donner ce que tu refuses. L'homme énergique ne peut seul tirer parti de rien puisque toute énergie vient de toi(1). »
Indication d’une variante à’isnâd.
CHAPITRE XIX. - - De ces mots du Coran : « Prie pour eux » (sourate ix, verset 104). — De celui qui fait une invocation pour autrui sans parler de lui-même. — D'après Abou-Mousa , le Prophète a dit : « Grand Dieu, pardonne à 'Obaïd-Abou-'Amir ; grand Dieu , pardonne sa faute à 1 Abdallah-ben- Qaïs. »
1 . Salama-ben-El-Akoua a dit : « Nous partîmes avec le Prophète pour l’expédition de Khaïbar. Un homme de la troupe s’écria alors : « Hé ! Âmir, si tu nous faisais entendre une de tes petites œuvrettes. » 'Âmir descendit pour conduire la caravane en chantant : « Par Dieu, « sans Dieu nous ne serions pas dans la bonne voie. » Puis il continua ses vers, mais je n’en ai pas gardé le souvenir. « Qui donc est ce
(i) Cette dernière phrase traduite litté- teurs qui n’ont pu se mettre d’accord sur râlement ne donne aucun sens plausible le sens à lui donner. Le sens que je proet elle a embarrassé tous les commenta- pose est donc fort discutable.
TITRE LXXX
« guide? demanda l'Envoyé de Dieu. — Ami r- he n- E I- Ako u a ' lui « répondit-on. — Dieu lui fasse miséricorde ! repritle Prophète. » Un des fidèles dit 'alors : « 0 Envoyé de Dieu, pourquoi ne nous accor- « derais-tupaslamème faveur. » Quand les deux armées furent ran-
gées en bataille, le combat s'engagea et 'Amir, atteint par la lame de son propre sabre, mourut. Le soir venu on alluma de nombreux feux. « Que signifient ces feux, demanda l'Envoyé de Dieu, et pour- « quoi les allumez-vous? — C’est, lui répondit-on, pour (faire cuire) « des ânes domestiques. — Renversez le contenu de vos marmites, « reprit-il, et brisez-les. — 0 Envoyé de Dieu, dit un des fidèles, si « nous les renversions et les lavions ensuite. — Soit, répliqua le « Prophète. »
2. Ibn-Abou-Aivfa a dit : « Quand un homme lui apportait une aumône, le Prophète disait : « Grand Dieu, prie pour la famille de « un Tel. » Mon père étant allé le trouver un jour, il lui dit : « Grand « Dieu, prie pour la famille de Abou-Awfa. »
3. Djarîr rapporte que l'Envoyé de Dieu lui dit : « Ne vas-tu pas nous débarrasser de Dzou’l-Khalasa? (C’étaient des stèles (1) qui étaient l'objet d’un culte et on appelait cela: laKa'ba Yémanite.) — OEnvoyé de Dieu, répondis-je, je ne suis pas capable de me tenir sur un cheval. » Me frappant alors sur la poitrine, le Prophète dit : « Grand Dieu, rends-le stable à cheval et fais qu’il soit un homme bien dirigeant et bien dirigé. » Alors je partis à la tète de cinquante cavaliers des Abmas de ma tribu. — Et parfois Sofyân, un des traditionnistes, ajoutait : « Je partis à la tète d’un détachement de ma tribu, je me rendis à Dzou-’l-Ivhalasa, incendiai le temple et revins trouver le Prophète. « 0 Envoyé de Dieu, lui dis-je, je viens à toi après avoir « laissé Dzou-’l-Khalasa tel qu’un chameau galeux (2). » Le Prophète fit une invocation en faveur des Ahmas et de leurs chevaux.
(O Le mot du texte n’est pas précis ; il (2) On les enduit alors de goudron et indique seulement qu’il s’agissait de leur couleur noire rappelle les traces choses dressées sur le sol : pierres ou laissées sur les objets par un incendie. De idoles. là, la comparaison.
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4. Anas rapporte que Omm-Solaïm ayant dit au Prophète : « Anas est ton serviteur », le Prophète s’écria : « Grand Dieu, augmente sa fortune et le nombre de ses enfants ; fais prospérer tout ce que tu lui as donné. »
5 . ' Aïcha a dit : « Le Prophète entendit un homme qui récitait le Coran dans la mosquée. « Dieu fasse miséricorde à cet homme, « s’écria-t-il, car il me rappelle tel et tel verset que j’ai omis dans « telle et telle sourate. »
6. * Abdallah-ben-Mas' oud rapporte que le Prophète ayant fait un partage un homme dit : « Voilà un partage qui n’a pas été fait en vue de la face de Dieu. » Ces paroles ayant été rapportées au Prophète, celui-ci se mit dans une telle colère qu’elle se manifestait sur son visage, a Dieu fasse miséricorde à Moïse, dit-il, il a été de beaucoup plus maltraité que cela. » Puis il se calma.