EST CE QUI PROFITE LE PLUS
1. D’après ' A b dallah-ben-Mcis ' o ud , le Prophète dit : «Quel est celui d’entre vous qui préfère la fortune de son héritier à la sienne propre ? — 0 Envoyé de Dieu, répondit-on, il n’y a pas un seul de nous qui ne préfère sa fortune personnelle. — Eh bien, reprit-il, sa fortune personnelle c’est celle qu’il dépense, celle de ses héritiers est celle qu’il conserve. »
CHAPITRE XIII. — Les plus riches seront les moins récompensés (dans l’autre monde). — De ces mots du Coran : « Ceux qui désirent la vie de ce monde et ses plaisirs , nous rétribuerons exactement leurs œuvres de ce monde; ils ne seront point lésés. — Ce sont ceux-là qui, dans la vie future , n'auront que l'enjer; ils perdront le fruit de leurs œuvres en ce monde , car tout ce qu'ils auront fait sera vain » (sourate xi, versets 18 et 19).
1. Abou-Dzarr a dit : « Une nuit que j’étais sorti je trouvai T Envoyé de Dieu marchant tout seul sans qu’aucun être humain raccompagnât. Je pensai qu’il lui répugnerait d’avoir un compagnon de marche et je continuai ma route au clair de la lune. Comme il s’était retourné il me vit et dit : « Qui est là? — Moi, Abou-Dzarr, répon- « dis-je, Dieu fasse de moi votre rançon. — 0 Abou-Dzarr, reprit-il, « viens. » — Après avoir marché un instant avec lui il me dit : « Les « riches seront les pauvres au jour de la Résurrection, sauf celui à « qui Dieu aura donné la fortune et qui l’aura répandue à droite, à « gauche, devant lui, derrière lui en faisant de bonnes œuvres. » Après avoir de nouveau marché un instant avec lui il me dit :
(O Mot à mot : La main la plus élevée ployer son argent en bonnes œuvres de vaut mieux que la main la plus basse. son vivant plutôt que de l’amasser pour (2) C’est-à-dire qu’il vaut mieux em- un héritier.
TITRE LXXXI
« Assieds-toi ici. » Et il me fit asseoir sur un tertre entouré de rochers. « Assieds-toi ici, répéta-t-il, jusqu'à ce que je revienne te « trouver. » Il s'éloigna alors dans la harra au point que je le perdis de vue. Il me laissa ainsi et je trouvais son absence longue lorsque
je l'entendis s’avancer vers moi en disant : « Même s'il vole: même « s'il fornique. » Quand il fut arrivé vers moi je ne pus m'empêcher de lui dire de suite : « O Prophète de Dieu, toi pour qui je don- « nerais ma vie, à qui parlais-tu donc dans un coin de la harra? Je « n'ai entendu personne te répondre quoi que ce soit. — C'était, dit— « il, Gabriel, que sur lui soit le salut, qui s'est présenté à moi dans « un coin de la harra en me disant : « Annonce une bonne nouvelle à « ton peuple ; celui d'entre eux qui mourra sans associer personne « à Dieu entrera dans le paradis. — Et, ai-je répondu, même s'il « vole, même s'il fornique? — Oui. — Même s'il vole, même s'il « fornique? — Oui. — Même s'il vole, même s'il fornique? — Oui. »
Indication d’un autre isnâd.