‹ Les traditions islamiquesChapitre 358 sur 690 · PRODIGUE SA VIE · texte numérisé non relu

PRODIGUE SA VIE

1. Mo ' âdz-ben-Dj aboi a dit: « Comme j’étais en croupe du Prophète, séparé de lui seulement par le troussequin de la selle, il m’interpella : « Hé ! Mo'âdz ! — A tes ordres et à ta disposition, ô Envoyé de Dieu, lui répondis-je. » Nous continuâmes à marcher un instant et il répéta : « Hé ! Mo'âdz ! » et je lui répondis : « A tes « ordres et à ta disposition, ô Envoyé de Dieu. » Nous reprîmes « notre marche un instant et il me dit : « Hé ! Mo' âdz-ben-Dj abal ! » et je lui répondis : « A tes ordres et à ta disposition, ô Envoyé de Dieu. « — Sais-tu, reprit-il, quels sont les droits de Dieu sur ses adora- « teurs? — Dieu et son Envoyé, répliquai-je, le savent mieux que « personne. — Eh bien, le droit de Dieu sur ses adorateurs est que « ceux-ci l'adorent et ne lui associent rien. » Puis, après avoir marché encore un instant, il dit : « Hé ! Mo 'âdz-ben-Dj abal ! — A « tes ordres et à ta disposition, ô Envoyé de Dieu, repris-je. — « Sais-tu, dit-il, quels sont les droits des hommes sur Dieu, quand « ils ont fait ce que je viens de dire? — Dieu et son Envoyé le « savent mieux que personne, déclarai-je. — Eh bien, les droits de « l’homme sur Dieu alors est qu'il ne leur inflige pas de châtiment. »

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