CHAPITRE XLI1. — Des affres de la mort
1. Abou- Amr-Dzekouan, affranchi d' 'Aïcha, rapporte que celle-ci a dit : « L'Envoyé de Dieu avait devant lui une jatte en cuir ( rekoua ou olba (1) suivant une variante) pleine d’eau. Il trempait sa main dans Peau, s'en humectait le visage et disait : « Il n’y a pas d'autre « divinité que Dieu; la mort a ses affres. » 11 éleva ensuite la main en disant: « Avec le compagnon le plus élevé », jusqu’au moment où il mourut et sa main alors retomba. »
2. c Oroua rapporte que 'Aïcha a dit : « Des Bédouins grossiers vinrent trouver le Prophète et l’interrogèrent au sujet de l'Heure. Regardant alors le plus jeune d’entre eux, il dit : « Si cet homme vit, « il n'arrivera pas à la décrépitude avant que l'Heure ne se soit « levée pour vous. » — « C’est-à-dire avant sa mort », dit Hichâm.
3. Abou-Qatâda-ben-Rib'iyy-El-Ansrâi rapporte qu'un convoi funèbre passant près de l’Envoyé de Dieu, celui-ci dit : « Il est délivré et on en est délivré. — Que signifient ces paroles, ô Envoyé de
l1) Le nom de rekoua s'applique à une est donné à une jatte en bois servant à jatte en cuir, tandis que celui de lolba traire le lait.
DES MENUS FAITS DE LA VIE
Dieu ? lui demanda-t-on. — L’adorateur croyant, répondit-il, est délivré des peines de ce monde et de ses soucis, puisqu’il va vers la miséricorde de Dieu, tandis que l’adorateur impie tout le monde en est délivré : hommes, pays, arbres et animaux. »
4. Abou-Qatâda rapporte que le Prophète a dit : « Il est délivré et on est délivré de lui et c’est le croyant qui est délivré. »
5. D’après Anas-ben-Mâlik , l’Envoyé de Dieu a dit : « Trois choses accompagnent le mort : deux font retour après lui, une seule reste avec lui. Ce qui l’accompagne c'est sa famille, sa fortune et ses œuvres ; ce qui fait retour c’est sa famille et sa fortune ; ce qui reste avec lui ce sont ses œuvres. »
6. Selon Ibn-Omcir, l’Envoyé de Dieu a dit : « Quand l’un de vous meurt on lui montre matin et soir la place qu’il occupera soit dans l’enfer, soit dans le paradis en lui disant jusqu’au jour de la Résurrection : voilà ta place. »
7. D’après ‘ Aïcha , le Prophète a dit: « N’insultez jamais les morts, car ils sont là où leurs œuvres devaient les amener. »