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CHAPITRE X. — De l’expiation avant le parjure et après lui

1 . Zahdam-El-Djarmi a dit : « Nous étions chez Abou-Mousa avec qui (l) nous avions des relations fraternelles et amicales. On servit le repas et dans le plat que l’on servit se trouvait de la chair de poulet. Un homme de Benou-Taïm-Allah se trouvait dans Passistance ; il était roux et paraissait être un affranchi. Comme il ne s’approchait

(1) Qastallâni donne ici une légère va- relations entre les tribus auxquelles riante de l’édition de Krehl; il s’agirait appartenaient les deux personnages : les non de relations personnelles, mais des Ach'as et les Djarm.

TITRE LXXXIV

pas, Abou-Moussa lui dit : « Approche-toi, car j’ai vu l’Envoyé de « Dieu manger de cette chair. — Moi, répondit-il, j’ai vu cet animal « manger des choses impures et j'ai juré de ne jamais manger ces « animaux. — Approche-toi, reprit Abou-Mousa, je vais te raconter « quelque chose à ce sujet. »

« A la tète d’un groupe d’Ach ari nous étions allés demander à l’Envoyé de Dieu des moyens de transport. Il était à ce moment occupé à partager des troupeaux provenant de la dîme et Ayyoub croit qu’un des traditionnistes a ajouté qu’il était en colère. — «Par « Dieu, nous dit le Prophète, je ne vous donnerai pas de moyens de « transport, car je n’en ai pas à vous donner. » Nous partîmes, et à ce moment, on amena à l’Envoyé de Dieu des chameaux provenant du butin. — « Où sont les AclTari ? s’écria-t-il, où sont les Achari?» Nous revînmes et il enjoignit de nous donner cinq groupes de chamelles à bosses blanches. Comme nous nous remettions en route je dis à mes compagnons : « Nous sommes allés demander des moyens de transport à l’Envoyé de Dieu et il a juré de ne pas nous en donner ; puis il nous a envoyé chercher et nous a fourni des moyens de transport. L’Envoyé de Dieu a oublié son serment. Par Dieu, si nous laissons l’Envoyé de Dieu oublier son serment, nous ne serons jamais des bienheureux. Retournons donc vers l’Envoyé de Dieu et rappelons-lui son serment. » Nous revînmes et dîmes : « O Envoyé de Dieu nous étions venus te demander des moyens de transport. Tu as juré de ne pas nous en donner et cependant tu nous les as fournis. Nous pensons — ou, suivant une variante, nous savons — que tu as oublié ton serment. — « Allez, nous dit-il, c’est Dieu qui vous a donné ces « moyens de transport. Par Dieu, si Dieu veut, quand je jurerai et « que je verrai qu’il y a mieux à faire, je ferai ce qui vaudra le mieux « et me libérerai ensuite de mon serment. »

Confirmation avec un autre isnâd.

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