‹ Les traditions islamiquesChapitre 449 sur 690 · DU MOYEN DE LES CORRIGER QUAND ILS FORNIQUENT ET QUE L? AFFAIRE · texte numérisé non relu

DU MOYEN DE LES CORRIGER QUAND ILS FORNIQUENT ET QUE L? AFFAIRE

EST PORTÉE DEVANT L’iMAM.

1 . Ech-Cheïbâni rapporte ceci : « J’interrogeai 'Abdallah-ben-Abou- Aufa au sujet de la lapidation. « Le Prophète, me répondit-il, l’a « fait appliquer. — Était-ce, repris-je, avant la révélation de la sou- « rate En-Nour ou après? — Je ne sais, répliqua-t-il. »

Confirmation avec la variante de El-Màïda (2) au lieu de En-Nour.

2. Nâf rapporte que Abdallah-ben-'Omar a dit : « Les juifs vinrent trouver l’Envoyé de Dieu et lui racontèrent qu'un homme et une femme des leurs avaient forniqué. « Que trouvez-vous dans le « Pentateuque au sujet de la lapidation ? demanda le Prophète. — « On doit les flétrir et leur infliger la peine du fouet. — Vous « mentez, s’écria alors 'Abdallah-ben-Selàm, il est dit dans ce Livre

(1) Il faut entendre par cette expression pays musulman d’une manière constante, les chrétiens et les juifs qui, moyen- (2) La cinquième sourate du Coran au nant tribut, sont autorisés à résider en lieu de la vingt-cinquième.

TITRE LXXXYI

« qu'ils doivent être lapidés. » On apporta le Pentateuque, on le déroula, mais l’un des juifs mit la main sur le passage de la lapidation et lut ce qui précédait et ce qui suivait. « Ote ta main », lui dit ‘Abdallah-ben-Selâm. La main levée on trouva le passage relatif à la « lapidation. « C’est vrai, dirent les autres juifs, il y a un passage sur la lapidation, ô Mohammed. » Sur l’ordre donné par l’Envoyé de Dieu les deux coupables furent lapidés. J’ai tu, à ce moment, l’homme se pencher sur la femme pour la protéger contre les pierres. »

CHAPITRE XXXVIII. — Quand quelqu’un accuse de fornication publiquement ET DEVANT LE MAGISTRAT SA FEMME OU LA FEMME d’aUTRUI, LE MAGISTRAT DOIT-IL MANDER LA FEMME POUR L’iNTERROGER AU SUJET DE L’ACCUSATION PORTÉE CONTRE ELLE.

1. Abou-Horëira et Zeïd-ben-Khâlid rapportent que deux hommes eurent un procès devant l’Envoyé de Dieu. « Décide entre nous d’après le Livre de Dieu, dit T un des plaideurs. — C’est ce que je demande aussi, ô Envoyé de Dieu, répliqua l’adversaire plus expert en droit que le premier, mais autorise-moi à parler tout d’abord. — Parle, lui répondit le Prophète. — Mon fils était employé chez cet homme — (Màlik explique que est synonyme de ; — or

mon fils a commis l’adultère avec sa femme. Comme on m’avait dit que mon fils devait être lapidé j’ai racheté sa vie moyennant cent moutons et une esclave. Mais, plus tard, des gens de science m'ont informé que mon fils n'avait mérité que cent coups de fouet et un exil d’un an et que c’était la femme qui devait être lapidée. — Eh bien, dit le Prophète, par celui qui a mon âme en sa main, je vais décider entre vous d’après le Livre de Dieu. Tes moutons et ton esclave te seront rendus ; ton fils aura cent coups de fouet et sera exilé pendant un an. » Puis il ordonna à Onaïs-El-Aslami d’aller trouver la femme de l’adversaire et de la lapider si elle avouait. Elle avoua et fut lapidée.

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