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CHAPITRE XIII. — Du FAIT DE RECHERCHER DE LA DONNE EAU

1. Anas-ben-Mâlik a dit : « Abou-Talha était de tous les Ansârs à

Médine celui qui possédait le plus de palmiers et de toutes ses palmeraies celle de Bairohâ était celle qu’il préférait ; elle était en face de la mosquée. L’Envoyé de Dieu se rendait dans cette palmeraie pour y boire de l’eau excellente qu’on y trouvait. Lorsque fut révélé le verset dans lequel il est dit : « Vous n’atteindrez jamais à la vraie piété « tant que vous ne ferez pas aumône de ce à quoi vous tenez » (sourate in, verset 86), Abou-Talha se leva et dit : « O Envoyé de Dieu, « Dieu vient de dire que « vous n atteindrez jamais à la vraie piété « tant que vous ne ferez pas aumône de ce à quoi vous tenez. » Or « aucun de mes biens ne m’est plus cher que Baïrohà : j’en fais aumône « à Dieu, espérant que cette aumône sera bien accueillie et que Dieu « m’en tiendra compte un jour. Dispose donc de ce bien, ô Envoyé de « Dieu, selon ce que Dieu t’inspirera. — Bravo ! s’écria le Prophète, « voilà un bien qui profitera — ou suivant une variante donnée par « 'Abdallah, qui rapportera bientôt. J’ai entendu ce que tu as dit mais « j’estime qu'il faut donner ce bien à tes proches. — Je ferai ainsi, ô « Envoyé de Dieu », répondit Abou-Talha qui partagea ce bien entre scs proches et ses cousins. »

In Jine, indication de la variante d’après un autre isnâd.

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