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NE FAUT PAS ASSAISONNER AVEC DEUX CONDIMENTS

1 . Anas a dit : « Je faisais boire une liqueur provenant du mélange de dattes vertes et de dattes mûres à Abou-Talha, à Abou- Dodjâna et à Sohaïl-ben-El-Baidâ quand les liqueurs enivrantes furent prohibées. Moi, qui étais leur échansonet le plus jeune d’entre eux, je répandis tout ce qui restait. A cette époque nous estimions que cette liqueur était une liqueur enivrante. »

Confirmation du hadits par un autre isnâd.

2. Djâbir a dit : « Le Prophète a interdit (de mêler) le raisin sec avec des dattes et des dattes vertes avec des dattes mûres. »

3. Abou-Qatâda a dit : « Le Prophète a interdit de mêler des dattes mûres avec des dattes vertes et des dattes avec du raisin sec. Qu’on fasse macérer séparément chacune de ces choses. »

CHAPITRE XII. — Du lait comme roisson. — De ces mots du Coran... « entre 0) le chyme et le sang , lin lait pur et agréable à ceux qui le boivent » (sourate xvi, verset 68).

1. Abou-Horaira a dit : « La nuit de l'ascension nocturne on présenta à l’Envoyé de Dieu une coupe pleine de lait et une coupe pleine de vin. »

2. Omdir rapporte que sa patronne, Omm-El-F adl, a dit : « Les fidèles étant dans l’incertitude au sujet du jeûne de l’Envoyé de Dieu le jour de 'Arafa, je lui envoyai une jatte de lait. Il la but. » Sofyân aurait dit : « Les fidèles étaient dans l’incertitude au sujet du jeûne de l’Envoyé de Dieu le jour de 'Arafa. Omm-El-Fadl lui envoya. » Quand on lui demandait s’il n'y avait pas une lacune dans Y isnâd, il répondit qu’il tenait le hadits de Omm-El-Fadl.

(1) Les Arabes croyaient que les ma- couche inférieure formée par le chyme, tières alimentaires arrivées dans l’esto- la couche moyenne composée de lait et la mac se divisaient en trois couches : la couche supérieure renfermant le sang.

DES BOISSONS

3. Djâbir-ben- Abdallah a dit : « Abou-IIomaïd avait apporté du lait de En-Naqî' (1). « Pourquoi, lui dit l’Envoyé de Dieu, ne l’as-tu « pas couvert^, ne fùt-ce qu'avec une branche verte placée en travers « sur le vase ? »

4. Djâbir a dit : «Un homme des Ansârs vint de Ën-NaqL apporter une jatte de lait au Prophète. « Pourquoi, dit celui-ci, ne l’as-tu « pas couverte ne fut-ce qu’avec une branche verte placée en travers « sur la jatte? »

Meme récit avec un autre isndd.

5. El-Barâ a dit : « Le Prophète arriva de la Mecque avec Abou- Bekr. Nous passâmes, dit Abou-Bekr, auprès d’un berger et à ce moment l’Envoyé de Dieu était très altéré. Je me mis à traire une traite de lait dans un bol ; le Prophète la but en sorte que je fus satisfait. Alors arriva Sorâqa-ben-Djo'chom monté sur un cheval. Le Prophète allait faire (3) une invocation contre Sorâqa, mais celui-ci le pria de n’en rien faire et promit de se retirer. Le Prophète acquiesça à sa prière. »

6. D'après Abou-Horaira , l’Envoyé de Dieu a dit : « Quelle belle aumône que celle qui consiste en une chamelle bonne laitière ou en une brebis laitière qui, le matin, donne une jatte de lait et, le soir, en donne encore une autre ! »

7. Selon ïbn- Abbâs, l’Envoyé de Dieu ayant bu du lait se rinça la bouche en disant : « Ce lait a de la crème. »

Suivant Anas-ben-Màlik, l'Envoyé de Dieu a dit : « Je fus transporté jusqu'au lotus et là j’y vis quatre fleuves : deux extérieurs et deux intérieurs. Les deux extérieurs étaient le Nil et l’Euphrate ; les deux intérieurs étaient deux fleuves du Paradis. On m’apporta trois coupes : une coupe de lait, une coupe de miel et une coupe de vin. Je pris la

(O Localité voisine de Médine.

(2) On plaçait une branche verte en travers de la jatte pour indiquer qu’on avait invoqué Dieu et empêcher le démon de s’approcher du lait.

(3) Mot à mot : « fit » ; mais la suite montre qu’il n’en eut que l’intention.

Cet épisode se rattache à la fuite du Prophète quittant la Mecque pour s’établir à Médine.

TITRE LXXIY

coupe de lait et la bus. Alors on me dit : « Tu as pris la bonne voie « pour toi et ton peuple. »

Meme récit, d’après Mâlik-ben-Sa'sara, sauf la mention des trois coupes.

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