‹ Les traditions islamiquesChapitre 452 sur 690 · CHAPITRE XL1. — De ce qui est arrivé en cas de SIMPLE EXPOSÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL1. — De ce qui est arrivé en cas de SIMPLE EXPOSÉ

1. D’après A bou-Horéira, un Bédouin vint trouver le Prophète et dit : « 0 Envoyé de Dieu, ma femme vient de mettre au monde un enfant nègre. — As-tu des chameaux? demanda le Prophète. — Oui. — De quelle couleur sont-ils? — Roux. — Il y en a bien de gris cendrés? — Oui. — Et comment cela se fait-il ? — C’est quelque

l1) C’est-à-dire lorsqu’on expose sim- les conséquences vraisemblables qu’on plement un fait sans chercher à en tirer peut en déduire.

TITRE LXXXYI

ancêtre qui lui aura enlevé sa couleur (1). — Eh bien, dit le Prophète, c'est un ancêtre qui a enlevé la couleur de ton fils. »

CHAPITRE XLII. De COMBIEN DOIT ETRE LA PEINE CORRECTIONNELLE ET LA SIMPLE CORRECTION (2>.

1. D’après Abou-Borda, le Prophète disait: « On ne doit infliger plus de dix coups de fouet que s’il s’agit d’un des châtiments prescrits par Dieu. »

2. ' Abderrahmân-ben-Djâbir rapporte, d'après quelqu’un qui Ta entendu, que le Prophète a dit : « 11 n'y a pas de peine s’élevant à plus de dix coups de fouet à moins qu’il ne s’agisse d’un des châtiments prescrits par Dieu. »

3. Bokair a dit : « Pendant que j’étais assis auprès de Solaïmân-hen- Yasâr, 'Abderrahmân-ben-Djâbir vint entretenir ce dernier. Ensuite Solimân-ben-Yasâr, se tournant vers nous, nous dit : « 'Abderrahmân-

« ben-Djâbir vient de me raconter que son père lui avait dit avoir ^ entendu Abou-Borda-El-Ansâri s'exprimer ainsi : J’ai entendu le « Prophète dire : N'infligez jamais plus de dix coups de fouet à « moins qu’il ne s’agisse d’un des châtiments prescrits par Dieu. »

4. Abou-Salama rapporte que Abou-Horeïra a dit : « L’Envoyé de Dieu a interdit de prolonger le jeûne du ramadan, et, comme certains hommes d’entre les musulmans lui faisaient remarquer qu il pratiquait ce prolongement, il répondit : « Qui donc d’entre vous est pareil « à moi? Pendant la nuit Dieu me nourrit et m’abreuve. » Puis, comme les fidèles refusaient de s’abstenir du jeûne prolongé, il le fit avec eux un jour et le jour suivant. Alors le croissant ayant apparu, il leur dit : « Si le mois avait duré davantage, je vous aurais fait continuer. » C’était une façon de leur reprocher leur désobéissance. »

Confirmation par un autre isnad.

(Û En d’autres termes : c’est qu'il y a (2) Telle que celle infligée par les paeu un de ses ancêtres qui était gris rents, par le maître à l’école ou pour cendré. une faute très légère.

DES PEINES CRIMINELLES

5. Sâlirn rapporte, d’apres 'Abdallah-ben-' Omar, que, du temps de l’Envoyé de Dieu, on infligeait la peine du fouet à ceux qui achetaient en bloc des comestibles pour les punir quand ils les revendraient aussitôt après avant d’en avoir reçu livraison.

6. ' Aïcha a dit: « Jamais l’Envoyé de Dieu ne se vengea d’une chose qu’on lui avait faite personnellement. Mais dès qu’on violait les prescriptions de Dieu il se vengeait pour Dieu. »

Page 1