CHAPITRE IV. — Du stratagème dans le mariage
1. ' Abdallah-ben- Omar rapporte, d'après NâfT, que l’Envoyé de Dieu a défendu le chighâr. « Qu'est-ce que le chighâr ? demandat-on à NâfT . — C'est, dit-il, quand un homme épouse la fille d'un autre homme et que celui-ci épouse la fille de l’autre sans donner de dot ; ou quand on épouse la sœur d’un homme qui vous donne sa sœur en mariage sans constituer de dot (2). »
Un auteur adit(3) : « Lorsqu’un mariage a eu lieu avec chighâr, le mariage est valable, mais la stipulation est nulle. Le mariage temporaire est vicié (4) et la stipulation est nulle. Certains Hanéfites ont dit que le mariage temporaire et avec chighâr était valable, mais que la stipulation était toujours nulle. »
2. El-Hasan et ' Abdallah , tous deux fils de Mohammed-ben-'Ali,
U) On sait que la dîme ne doit être prélevée qu’un an après qu’on est propriétaire de la matière imposée.
(2) Ou, plus exactement, en compensant les deux dots.
(3) L’auteur dont on veut parler est Abou-Hàmifa.
(4) Le mariage vicié devient valable dès que la stipulation qui le vicie est annulée.
DES STRATAGÈMES
rapportent, d’après leur père, le fait suivant : « Comme on disait à 'Ali que Ibn-'Abbâs ne voyait aucun inconvénient dans le mariage temporaire, il répondit : « L’Envoyé de Dieu Ta prohibé le « jour de Khaïbar en même temps que la chair des ânes domestiques. »
Certain auteur a dit : « Si quelqu’un réussit par stratagème à faire un mariage temporaire, le mariage est vicié ; d’autres prétendent qu’alors le mariage est valable et que la clause est
nulle. »
CHAPITRE V. — Des stratagèmes répréhensibles en matière de vente. — « L'excédent d'eau U) n'est pas interdit quand il a pour objet de maintenir en bon état le fourrage.
1. D’après Abou-Horeira, l’Envoyé de Dieu a dit : « L’excédent d’eau n’est pas interdit quand il a pour objet de maintenir en bon état le fourrage. »