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CHAPITRE XIII. — Du songe des femmes

1. Khâridja-ben-Zeid-ben-Tsâbit rapporte que Omm-El-'Alà, une des femmes des Ansârs qui avaient prêté serment de fidélité à l’Envoyé de Dieu, lui a raconté que les Ansârs se partagèrent les Mohâdjirs en tirant au sort(1). Le sort nous ayant donné 'Otsmânben-Madz'oum, nous le logeâmes dans une de nos maisons. C’est là

0) En arrivant à Médine les Mohâdjirs, par les Ansârs. La répartition se fit par qui arrivaient de la Mecque, furent logés un tirage au sort.

DE L’INTERPRÉTATION DES SONGES

qu’il contracta la maladie dont il mourut. Lorsqu’il fut mort, qu’on eut lavé son corps et qu’on l’eut enseveli dans ses vêtements, l’Envoyé de Dieu entra. Je venais de dire : « La miséricorde de Dieu soit sur « toi, ô Abou-Es-Sâïb, je témoigne en ta faveur que Dieu t’a traité « généreusement. » L’Envoyé de Dieu dit : « Comment sais-tu que « Dieu l’a traité généreusement? — Et alors, ô Envoyé de Dieu, toi « pour qui je donnerais la vie de mon père, qui donc Dieu traitera- « t-il généreusement? — Quant à lui, par Dieu, répondit l’Envoyé « de Dieu, il est mort, et, par Dieu, j’espère qu’il ne lui arrivera « que du bien; mais, par Dieu, moi, l’Envoyé de Dieu, je ne sais « pas ce qu’on fera de moi. — Par Dieu, ajouta Omm-El-Alà, de- « puis ce jour je n’ai plus habilité ^ personne. »

2. Au sujet de ce hadits, Ez-Zohri rapporte que, après que le Prophète eut dit qu’il ne savait pas ce qu’on ferait de lui, Omm-El- Alâ ajouta : « Cela me fit de la peine et, durant mon sommeil, je vis que 'Otsmân avait une source qui coulait pour lui1 (2), et comme je racontais cela à l’Envoyé de Dieu, il me dit : « C’est la récom- « pense de sa bonne action. »

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