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CHAPITRE XXVII. — De LA SOURCE D’EAU COURANTE VUE EN SONGE

1. Omm-El- Alâ, une des femmes qui prêtèrent serment de fidélité à l’Envoyé de Dieu, a dit : « Le sort nous désigna pour loger 'Otsmân-ben-Madz'oun lorsqu’on tira au sort pour désigner les Mohâdjirs que devraient loger les Ansàrs. 'Otsmàn étant tombé malade nous le soignâmes, mais il mourut, et ensuite nous l’ensevelîmes dans ses vêtements. A ce moment survint l’Envoyé de Dieu, et, comme je disais : « La miséricorde de Dieu soit sur toi, Abou-’s-Sàïb : « je témoigne que Dieu t’a honoré », le Prophète me dit : Com- « ment le sais-tu ? — Par Dieu, répondis-je, je n’en sais rien. — « Quant à lui, reprit le Prophète, il a maintenant une certitude, et

TITRE XCI

« j’espère pour lui que Dieu lui est favorable, mais, par Dieu je ne « sais pas, moi, l’Envoyé de Dieu, ce qu’on fera de moi, ni ce qu’on « fera de vous. — Par Dieu, dit Omm-El-'Alâ, dorénavant je n’habi- « literai plus personne. » Je vis, ajouta-t-elle, en songe Otsmân auprès d’une source d’eau courante: j’allai trouver l’Envoyé de Dieu et lui racontai la chose. « Gela, dit-il, indique que ses œuvres « prendront de plus en plus de valeur pour leur récompense. »

CHAPITRE XXVIII. — Du fait de tirer de l’eau d’un puits pour abreuver des gens. — Abou-Horeïra a parlé de ce songe iï après le Prophète.

1. Ibn-Omar rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Pendant que j’étais en train de tirer de Peau d’un puits, AbouBekr et Omar survinrent. Abou Bekr prit le seau, le tira une ou deux fois et puisa avec difficulté. Que Dieu lui pardonne ! Ensuite 'Omar-ben-El-Khattàb prit le seau des mains d’Abou Bekr, et ce seau se transforma aussitôt en une grande outre. Jamais je n’avais vu un homme vigoureux déployer une telle ardeur et bientôt tout le monde put se reposer (après avoir étanché sa soif). »

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