CHAPITRE XXXI. — Du palais (vu) en songe
1. Saîd-ben-El-Mossayyab rapporte que Abou-Horeïra a dit : «Pendant que nous étions assis auprès de l’Envoyé de Dieu, celui-ci dit : « Pendant que je dormais, je me vis au Paradis et aperçus une « femme qui faisait ses ablutions auprès d'un palais. A qui appar- « tient ce palais ? demandai-je. On me répondit : 11 appartient à « ' Omar-ben-Ël-Kbattàl) . Comme je le savais très jaloux, je tournai le « dos, et m’éloignai. » Abou-Horeïra ajoute : « 'Omar-ben-el-Khattâb se mit à pleurer en disant : « O Envoyé de Dieu, toi pour qui je « donnerais mon père et manière, comment serais-je jaloux de toi ! »
2. D’après Djâbir-ben- Abdallah, l’Envoyé de Dieu a dit : « J’en¬
trai au Paradis et y aperçus un palais en or. A qui appartient ce palais ? demandai-je. On me répondit : A un homme des Qoraïch. Mais, ô Ibn-El-Khattâb, je n’y entrai point parce que je te savais très jaloux. — Comment serais-je jaloux de toi, ô Envoyé de Dieu », répliqua Ibn-El-Khattâb.
TITRE XCI