CHAPITRE VII. — De ces paroles cia Prophète : « Celui qui porte les
ARMES CONTRE NOUS n’eST PAS DES NOTRES.
1. Aklallah-ben- Omar rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Celui qui porte les armes contre nous n’est pas des nôtres. »
2. D’après Aboii-Monsa, le Prophète a dit : « Celui qui porte les armes contre nous rrest pas des nôtres. »
3. Selon Abou-Horeïra, le Prophète a dit : « Qu’aucun de vous ne
fasse le geste de brandir une arme contre son frère, car il ne sait pas si Satan ne fera pas échapper l’arme de ses mains et alors il tomberait dans un des gouffres de l’enfer. »
4. Sofyân a dit : « Comme je disais à Arm* : « 0 Abou-Mohammed, « as-tu entendu Djàbir-ben-' Abdallah raconter qu’un homme passant <( dans la mosquée avec une flèche, l’Envoyé de Dieu lui aurait dit : « Tiens-la par la pointe. — Oui », répondit-il.
5. D’après Djâbir , un homme passa dans la mosquée tenant des flèches dont on voyait les pointes. Le Prophète lui enjoignit de les prendre par les pointes afin de ne pas égratigner un musulman.
6. Abou-Mousa rapporte que le Prophète a dit : « Lorsque Lun de vous passe dans une mosquée ou dans un marché avec des flèches qu’il les tienne par la pointe — ou, suivant une variante, qu’il les tienne à pleines mains — dans la crainte de blesser de quelque façon que ce soit un musulman. »
CHAPITRE VIII. - - De ces paroles du Prophète : « Quand je ne serai plus
LÀ, NE RETOURNEZ PAS A l’iDOLATRIE ET NE VOUS TUEZ PAS LES UNS LES AUTRES. »
1 . Abdallah rapporte que le Prophète a dit : « Injurier un musulman, c’est commettre un forfait; le tuer, est faire acte d’infidélité. »
2. Ibn-Omar a entendu le Prophète dire : « Quand je ne serai plus là, ne retournez pas à l’idolâtrie et ne vous tuez pas les uns les autres. »
3. Abou-Bekra rapporte que l’Envoyé de Dieu, faisant un prône,
TITRE XGII
s’exprima ainsi : « Savez-vous quel jour nous sommes ? — Dieu et son Envoyé le savent mieux que personne, répondirent les fidèles. » Le Prophète se tut si longtemps que nous crûmes que la soirée se passerait sans qu’il en dit le nom. « N’est-co pas le jour du sacrifice ? demanda-t-il ensuite. — Oui, ô Envoyé de Dieu, lui répondîmes-nous. — Et quelle est cette ville-ci ? N’est-ce pas la ville sacrée ? — Oui, ô Envoyé de Dieu, reprîmes-nous. — Eh bien, vos sangs, vos biens, votre honneur et votre épiderme doivent être sacrés pour vous, comme est sacré ce jour-ci, dans ce mois-ci et dans cette ville-ci. Ai-je rempli ma mission ? — Oui, répondîmesnous. — Grand Dieu, je f en prends à témoin. Que celui qui est présent, en informe celui qui est absent. Souvent celui qui transmet une nouvelle, la rapporte mieux que celui qui l’a entendue. C’est ainsi que les choses se passent. » Puis, il ajouta : « Quand je ne serai plus là, ne retournez pas à l’idolâtrie et ne vous tuez pas les uns les autres. »
Lorsque Ibn-El-Hadrami fut victime d’un incendie, Djâria-ben- Qodâma, qui avait mis le feu à sa demeure, dit : « Allez chez Abou- Bekra. — Mais, lui répondit-on, Abou-Bekra est ici qui te voit. » 'Abderrahmân (ben-Abou-Bekra) rapporte que sa mère lui a raconté que Abou-Bekra lui-même lui avait dit : « S’ils avaient voulu pénétrer dans ma maison je n’aurais pas cherché à les en éloigner même avec une simple baguette. »
4. Ibn-Abbâs rapporte que le Prophète a dit : « Quand je ne serai plus là, ne retournez pas à l’idolâtrie, et ne vous tuez pas les uns les autres. »
5. Djarîr a fait le récit suivant : « Au cours du pèlerinage d’Adieu, l’Envoyé de Dieu me dit : « Fais faire silence parmi la foule », puis il parla ainsi : « Ne retournez pas à l’idolâtrie et ne vous tuez « pas les uns les autres. »
CHAPITRE IX. — Quand IL Y A DES TROUBLES, CELUI QUI RESTE ASSIS CHEZ LUI VAUT MIEUX QUE CELUI QUI SE LEVE.
1. Abou-Hordra rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Il y aura
des troubles ; celui qui restera assis vaudra mieux que celui qui se lèvera; celui qui se lèvera vaudra mieux que celui qui marchera, et celui qui marchera vaudra mieux que celui qui excitera les autres. Celui qui s’y exposera périra. Que celui qui pourra trouver uq asile ou un abri s’y réfugie. »
2. D’après Abou-Horeïra , l’Envoyé de Dieu a dit : « Il y aura des troubles; celui qui restera assis vaudra mieux que celui qui se lèvera ; celui qui se lèvera vaudra mieux que celui qui marchera, celui qui marchera vaudra mieux que celui qui excitera les autres. Celui qui s’y exposera périra. Que celui qui pourra trouver un asile ou un abri s’y réfugie. »
CHAPITRE X. — De la rencontre de deux musulmans faisant chacun USAGE DE LEUR EPEE.
1 . El-Hasan rapporte ce qui suit : « Pendant une des nuits des troubles W, comme je sortais de chez moi, je me trouvai face à face avec Abou-Bekra. — Où vas-tu, me demanda-t-il ? — Je vais, lui répondis-je, au secours du fils de l’oncle paternel de l’Envoyé de Dieu. — L’Envoyé de Dieu, ajouta-t-il, a dit : « Toutes les fois que « deux musulmans armés d’un sabre en viennent aux mains, tous deux « iront en enfer. — C’est bien pour celui qui tue, lui dit-on, mais « pourquoi en est-il ainsi de celui qui est tué? — C’est, répliqua-t-il, « parce qu’il voulait tuer son adversaire. »
Indication d’un autre isndd.
CHAPITRE XI. — Comment le pouvoir sera-t-il exercé lorsque l’union ^ cessera.
1. Abou-Idrîs-El-Kkaulâni rapporte qu’il a entendu Hodzaïfa-ben- El-Yemàn dire : « Tandis que les fidèles interrogeaient l’Envoyé de Dieu sur le bien, moi, je l’interrogeais sur le mal dans la crainte
(011 s’agit de troubles survenus à Basra (2) Ou : lorsque les musulmans ne selors de la lutte de Moaouïa contre Ali. ront plus unis entre eux.
EL-BOKHÂM.
Titre xcii
d’être atteint par celui-ci. — 0 Envoyé de Dieu, lui dis-je, nous avions vécu dans 1 ignorance et le mal, et Dieu nous a apporté les bienfaits de l'Islamisme. Après ce bien, le mal viendra-t-il de nouveau ? — Oui, répondit-il. — Et, après ce mal, le bien viendra-t-il de nouveau ? — Oui, répliqua-t-il, et il se produira des troubles. — Qu’est-ce qui produira ces troubles ? demandai-je. — Ce seront des gens qui suivront une autre voie que la mienne, et dont tantôt vous approuverez les actes, tantôt vous les désapprouverez. — Et, après ce bien, le mal reviendra-t-il? — Oui, répondit-il; il y aura aux portes de l’enfer des gens qui appelleront à eux les hommes, et qui précipiteront dans l’enfer ceux qui répondront à leur appel. — O Envoyé de Dieu, lui dis-je, dépeins-nous ces gens-là. — Ils seront, répondit-il, de notre race et parleront notre langue. — Et que m’ordonnes-tu de faire, si je vis à ce moment ? — Tu devras suivre l’assemblée des musulmans et leur imam, répliqua-t-il. — Mais, repris-je, s’il n’y a plus ni assemblée, ni imam ? — Reste à l’écart de tous les partis, devrais-tu pour cela te contenter de te nourrir de racines d’arbres jusqu’au moment où la mort t’atteindra. »
CHAPITRE XII. — De celui qui répugne a multiplier les séditions ET l’injustice.
1. El-Léïts rapporte que Abou-El-Asouad a dit : « On avait désigné pour une expédition un certain nombre de gens de Médine parmi lesquels je figurais. Comme je rencontrais Tkrima à qui j’annonçais la chose, il m’interdit énergiquement d’en faire partie, ajoutant que Ibn-'Abbâs lui avait raconté qu’un certain nombre de musulmans figuraient parmi les polythéistes et renforçaient ceux de ces derniers qui luttaient contre l’Envoyé de Dieu. Or, il se pouvait qu’une flèche lancée atteignit l’un de ces musulmans et le tuât, ou encore qu'un coup de sabre ne l’atteignit et ne le tuât. C'est à cette occasion que Dieu a révélé ces mots : « Ceux auxquels les anges « ont enlevé la vie avaient agi iniquement envers eux-mêmes... » (sourate iv, verset 99).