CHAPITRE XV. — De l’exorcisme contre les séditions
1 . Arias a dit : « On posait tant de questions au Prophète qu’il en était importuné. Un jour il monta en chaire et dit: « Ne m’inter- « rogez pas aujourd’hui sur quoi que ce soit sans que je vous y aie « engagé. » Je regardai à droite et à gauche et je vis chacun des lidèles pleurer en cachant sa tète sous son vêtement. Un homme à qui dans les discussions on ne donnait pas le nom de son père(1) se mit alors à dire: « 0 Envoyé de Dieu, qui est mon père? — Ton père, c'est lïodzàfa. » Ensuite, 'Omar prit la parole en ces termes : « Nous avons accepté Dieu pour maître, l’Islam pour religion et « Mohammed pour Envoyé, Nous nous réfugions auprès de Dieu <i contre le mal des séditions. » Le Prophète dit ensuite : « Jamais « je n’ai vu comme aujourd’hui le bien et le mal. On vient de me « montrer le paradis et l’enfer et je les ai vus sans qu'aucun mur ne « fût interposé entre eux et moi. »
Qatâda a dit que ce hadits a été rapporté au moment de la révélation du verset suivant : « 0 vous qui croyez ! ne vous interrogez point au sujet des choses qui, si elles vous étaient dévoilées, pourraient vous nuire... » (sourate v, verset 101).
(C C’est-à-dire qu’on n’ajoutait pas, après son prénom. Peut-être était-il né comme il est d’usage, les mots fils de... d’une femme mariée à plusieurs hommes.
Qatàda ajoute que Anas, en leur rapportant ce hadits, ajoutait après ces mots: « Chacun des fidèles pleurait en cachant sa tète sous son vêtement » : « se réfugiant auprès de Dieu contre le mal des séditions — ou, suivant une variante, je me réfugie auprès de Dieu contre le mal des séditions. »
Indication d’une légère variante de cette dernière leçon.