AVIDEMENT L’AUTORITÉ
1. D’après Abou-Horèira, le Prophète a dit : « Vous rechercherez avidement le pouvoir et vous le regretterez au jour de la Résurrection. Heureuse est celle qui donne le sein, malheureuse est celle qui sèvre. »
Indication d’un autre isnâd.
2. Aboii-Mousa a dit : « J’entrai chez le Prophète accompagné de deux hommes de ma tribu. L’un d’eux dit : « O Envoyé de Dieu,
« confie-nous l’autorité. » Le second ayant dit la même chose, le Prophète leur répondit : « Je ne donnerai jamais l’autorité à qui la « sollicite, ni à celui qui eu est avide. »
CHAPITRE VIII. — De CELUI A QUI ON CONFIE L’AUTORITÉ ET QUI NE DONNE PAS DE BONS CONSEILS.
1 . Maqil rapporte qu'il a entendu le Prophète dire : « Celui à qui Dieu confie l'autorité et qui n’use pas de bons conseils, ne respirera pas l'odeur du paradis. »
2. E l-Hasan-E l-Basri a dit : « Nous étions allés rendre visite à
Maqil-bcn-Yesâr quand entra chez lui Obaïd-Allah. — Je vais, dit alors Ma qil, vous raconter un liadits que j’ai entendu de l’Envoyé de Dieu qui s'est exprimé ainsi : « Tout chef, investi de l'autorité sur « les musulmans, qui mourra après avoir donné de mauvais conseils, « sera privé du paradis par Dieu.
CHAPITRE IX. — Celui qui sera dur, Dieu se montrera dur a son égard. I . Tarif- A boa- Terni nia a dit ; « Je me suis trouvé en présence de
DES SENTENCES
Safouân et de Djondob et de leurs compagnons, quand le premier faisait des recommandations aux siens. Ceux-ci lui ayant demandé s'il avait entendu un hadits de la bouche de l’Envoyé de Dieu. Djondob répondit : ((Celui qui dit du mal de son prochain. Dieu lui en fera « honte au jour de la Résurrection. Celui qui sera dur envers les au- « très. Dieu sera dur envers lui au jour de la Résurrection. — Mainte- « nant, reprirent les disciples, fais-nous des recommandations. — La « première chose, répondit Djondob, qui répandra une mauvaise « odeur chez l’homme (après sa mort) sera son ventre. Que celui qui « le peut, ne mange donc que des choses licites. Que celui qui le (( peut irait pas entre lui et le paradis plein le creux, do sa main de « sang qu’il aurait versé. »
Indication d’nne variante dans Yisnâd.
CHAPITRE X. — D e l’exercice des fonctions de cadi et de mufti sur la voie purlique. — Yahya-ben-Ya' mar a rendu la justice en cours de route et Ech-Cha'bi Va fait devant la porte de sa maison.
1. Anas-ben-Mâlik a dit : « Pendant que, en compagnie du Prophète, nous sortions de la mosquée nous rencontrâmes un homme sous T auvent de la mosquée. « — O Envoyé de Dieu, dit cet homme, « quand aura lieu l’Heure dernière ? — Qu’as-tu préparé, répondit « le Prophète, pour ce moment-là? » L’homme resta un moment silencieux, puis il dit : « Je n’ai, pour ce moment-là, préparé ni beau- « coup de jeûnes, ni beaucoup de prières, ni d’aumônes; mais j’aime « Dieu et son Envoyé. — Eh bien, reprit le Prophète, tu seras avec « ceux que tu as aimés. »
CHAPITRE XL — De CE QUI A ÉTÉ RAPPORTÉ QUE LE PROPHETE N AVAIT PAS DE PORTIER.
1. Tsâbit-El-Bonâni rapporte que Anas-ben-Mâlik ayant dit à une femme de sa famille ; « Connais-tu une telle ? » Celle-ci ayant répondu : oui, Tsàbit ajouta : « Le Prophète passa auprès de cette femme qui pleurait sur une tombe : « Crains Dieu, lui dit-il, et resigne-
TITRE XCIII
« toi. — Éloigne-toi, lui dit-elle, car tu n’as pas éprouvé un malheur « comme le mien. » Le Prophète la laissa et poursuivit sa route. Un homme qui passa à ce moment demanda à cette femme ce que l’Envoyé de Pieu lui avait dit. « Je ne savais pas qui c’était », reprit-elle. « — Eh bien, dit l’homme, c’était l’Envoyé de Dieu. » La femme se rendit alors à la porte de la maison du Prophète et, n’y trouvant pas de portier, elle s’écria : « O Envoyé de Dieu, par Dieu, je ne Lavais « pas reconnu. — La vraie résignation, lui dit le Prophète, est celle « qui se manifeste au début du malheur qui vous frappe. »