CHAPITRE XXIX. — Du FAIT DE BOIRE DANS DES COUPES
1. ' Omair , affranchi de Oinm-El-Fadl, rapporte, d’après Omm- El-Fadl, que : les fidèles étant incertains au sujet du jeûne du Prophète le jour de 'Arafa, sa patronne envoya un bol de lait au Prophète qui le but.
CHAPITRE XXX. — Du fait de boire dans un bol ou un vase du Prophète. — Abou-Borcla a dit : « * Abdallah-ben-Salâm m'a dit : « Veux-tu « que je te fasse boire dans la coupe où le Prophète a bu ? »
1. Sahl-ben-Sad a dit : « On avait parlé au Prophète d’une femme arabe. Il donna ordre à Abou-Osaïd-Es-Sâ'ïdi de la mander. Celui-ci fit dire à cette femme de venir et elle descendit au Château des Benou-Sâ'ïda. Le Prophète se rendit au Château et lorsqu’il entra chez elle il vit une femme qui baissait la tète. Comme le Prophète lui adressait la parole, elle s’écria : « Je me réfugie auprès de Dieu « contre toi. — Eh bien, moi, répondit-il, je demande refuge pour « moi contre toi. — Sais-tu, demanda-t-on à cette femme, qui était « cette personne ? — Non, répliqua-t-elle. — C’était, lui dit-on, « l’Envoyé de Dieu qui venait demander ta main. — J’étais trop « indigne », s’écria-t-elle.
« Le Prophète, avec ses Compagnons, se rendit ensuite à la véranda des Benou-Sâ'ïda ; il s’assit et dit : « 0 Sahl, donne-nous à « boire. » Je leur donnai à boire dans le bol que voici et, ce disant, il nous montra le bol dans lequel nous bûmes nous aussi. » Plus tard, 'Omar-ben-'Abdelaziz ayant demandé ce vase à Sahl, celui-ci lui en fit cadeau.
2. Asim-El- Allouai (3) a dit : « J’ai vu le bol du Prophète chez Anas-
(0 Le mot rendu par « satin » signifie une étoffe de soie moins épaisse que le brocart.
(2) Ou u bols » ; ce mot désigne les vases
de petites dimensions dont on se servait pour boire.
(3) El-Ahoual est un surnom qui signifie : celui qui louche.
DES BOISSONS
ben-Mâlik. Ce bol s’étant fendu il l’avait raccommodé avec une série d’anneaux d’argent. Ce bol superbe et ventru était fait de bois sans défaut. « J’ai, disait Anas, fait boire l’Envoyé de Dieu dans ce bol « plus de tant et tant de fois. »
Ibn-Sîrin ajoute que ce bol avait un anneau en fer et que, Anas ayant voulu le remplacer par un anneau d’or ou d’argent, Abou- Talha lui dit : « Ne change absolument rien à ce qu’a fait l’Envoyé de Dieu. » Anas renonça alors à son projet.