‹ Les traditions islamiquesChapitre 56 sur 690 · BÉNIE · texte numérisé non relu

BÉNIE

Du FAIT DE BOIRE LA BENEDICTION W ET L’EAU

1. Djâbir-ben- Abdallah a dit : « Je me suis vu en compagnie du Prophète à l’heure de faire la prière de Y'asr et nous n'avions avec nous qu’un petit reste d’eau. On mit cette eau dans un vase ; on l'apporta au Prophète qui y plongea la main en écartant les doigts et s'écria ensuite : « Accourez, vous qui désirez faire vos ablutions, la « bénédiction vient de Dieu. » Alors je vis Peau sourdre entre ses doigts. Les fidèles firent leurs ablutions et burent. Je me mis à en absorber dans mon ventre sans me retenir, sachant que c'était une bénédiction^. «Combien étiez-vous ce jour-là? demanda Sâlim-ben- « Abou-Dja'd à Djâbir. — Mille quatre-cents », répondit-il. »

In fine , confirmation du hadits avec la variante « quinze cents », d’après d’autres isnâd.

(!) Le mot arabe n’a pas de correspondant exact en français; il signifie une chose qui attire sur celui qui en fait usage ou qui en est l’objet la bénédiction de Dieu. Ici il désigne surtout l’eau qui

a tant de prix aux yeux des Arabes qui en sont si souvent privés. Ce même mot s’applique également aux personnes.

(2) Et, par conséquent, que cela ne lui ferait aucun mal d’en abuser.

EL-BOKIIÂRI.

AU NOM DE DIEU LE CLÉMENT, LE MISÉRICORDIEUX

TITRE LXXV

DES MALADES (U

CHAPITRE PREMIER. — De CE QUI A ÉTÉ DIT AU SUJET DES INDUL¬ GENCES accordées par suite de la maladie. — De ces mots du Coran :

(( ...Quiconque fera le mal subira le mal comme rétribution » (sourate iv,

verset 122).

1. D’après ' Aïcha , la femme du Prophète, l’Envoyé de Dieu a dit : « Aucun mal n’atteint le musulman sans que Dieu ne lui efface des fautes à cette occasion, même si le mal consiste en une simple piqûre d’épine. »

2. Abou-Horairci rapporte que le Prophète a dit : « Tout ce qui atteint le musulman : épuisement, maladie, chagrin, douleur, souffrance, angoisse, même une simple piqûre d'épine lui vaut de la part de Dieu la rémission d’une partie de ses péchés. »

3. D’après Ka b, le Prophète a dit : « Le croyant est pareil à la jeune tige d’une céréale que le vent fait tantôt courber et que tantôt il redresse. L’hypocrite est comme le cèdre qui résiste jusqu’au moment où il est déraciné d’un seul coup. »

Indication d’un autre isnàd.

4. Selon Abou-Horaïra, l'Envoyé de Dieu a dit : « Le croyant est pareil à la jeune tige d’une céréale. De quelque côté qu’il vienne le vent la fait pencher, mais lorsque le vent cesse elle se redresse ainsi que le fait le croyant après l'épreuve. Le méchant est pareil au

ù) Qastallâni ajoute : et de la médecine. On trouve encore ailleurs le simple titre: De la médecine.

DES MALADES

cèdre rigide et superbe jusqu’au jour où Dieu, s’il le veut, le brise. » 5. D’après Abou-Horaira, l'Envoyé de Dieu a dit : « Celui à qui Dieu veut du bien réussit toujours à l’obtenir. »

Page 1