CHAPITRE XXIV. — Des cadeaux offerts aux fonctionnaires
1 . Abou-Homaïd-Es-Saidi a dit: « Le Prophète avait chargé un homme des Benou-Asad, nommé Ibn-El-Otbiyya, de recueillir l'impôt. Quand cet homme fut de retour il dit : « Ceci est avons, et ceci « m'a été donné en cadeau. » Alors le Prophète se leva auprès de la chaire — ou, suivant Sofyân, il monta en chaire, — il loua Dieu, proclama sa gloire et dit ensuite : « Qu’est-ce à. dire de cet agent « que nous avons envoyé et qui vient dire : Ceci est à toi, et ceci est « à moi. Il eût mieux fait de rester dans la maison desespère et « mère, afin de voir là si on lui aurait fait ou non des cadeaux. Par
DES SENTENCES
« celui qui tient mon àme entre ses mains, il n'emportera pas « une seule chose ainsi reçue sans qu il ne soit obligé de la porter à « son cou, le jour de la Résurrection, que ce soit un chameau qui « mugira, une vache qui beuglera ou un mouton qui hélera. » Ensuite le Prophète leva les bras au point que nous vîmes le blanc de ses deux aisselles et s’écria par trois fois : « Ai-je rempli ma mis- « sion ? »
Indication d’un autre isndd avec légère variante.