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PERMIS

\ . Zeïmb-bent-Aboa-Salama rapporte, d’après Omm-Salama, la femme du Prophète, que T’Envoyé de Dieu entendit un jour une discussion devant la porte de son appartement. H sortit vers les plaideurs et leur dit : « Moi, je suis un homme: il se peut que T un de vous soit plus éloquent que son adversaire, qu'ai ors je croie qu'il ait raison et que je lui donne gain de cause. S'il m'arrive ainsi d’attribuer à quelqu'un le bien d’un musulman, c'est comme si je lui donnais un morceau de l'enfer. Qu'il le prenne alors ou qu’il T abandonne. »

2. Aïcha, la femme du Prophète, a dit : « Otba-ben-Abou- Ouaqqàs avait nommé son frère S ad - b c n- A b ou - Q u a q q à s tuteur

(0 Dans le sens de non présent à l’audience; nous dirions plutôt « du jugement par défaut », mais ce terme lui-

même ne serait pas absolument exact, car il n’est pas nécessaire que l’absent soit cité.

DES SENTENCES

testamentaire du fils de son esclave Zem'a en lui disant : « C’est mon fils, pronds-le par devers toi. » L’année de la conquête de la Mecque, Sa'd voulut prendre l’enfant en disant : « Mon frère me l a confié. » Mais 'Abd-ben-Zem'a protesta en disant : « C’est mon frère, le fils de l’esclave de mon père, né de son lit. » Les deux adversaires portèrent leur affaire devant l’Envoyé de Dieu : « O Envoyé de Dieu, dit Sa'd, c’est le fds de mon frère qui me l’a « confié. — Non, répliqua 'Abd-ben-Zem'a, c'est mon frère, le fils « de l’esclave de mon père, né de son lit. — Cet enfant est à toi, ù « 'Abd-ben-Zem'a », dit le Prophète qui ajouta : « L’enfant appar- « tient au lit et le fornicateur doit être lapidé. » Ensuite, il ordonna à Sauda-bent-Zem'a de se voiler devant cet enfant à cause de sa ressemblance avec Otba et celui-ci ne la vit plus (le visage découvert) jusqu’au jour de sa rencontre avec le Seigneur. »

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