‹ Les traditions islamiquesChapitre 560 sur 690 · DE QUELQUE CHOSE D’ANALOGUE · texte numérisé non relu

DE QUELQUE CHOSE D’ANALOGUE

1 . D’après ' Abdallah-ben-Ma soud, le Prophète a dit : « Que personne ne fasse un serment juridique (1) pour se faire attribuer un bien, quand il sait qu’il agit injustement. Sinon, il trouvera Dieu irrité contre lui lorsqu’il le rencontrera. Dieu a dit dans le Coran : «Ceux qui, parle pacte avec Dieu et par leurs serments, achètent « un objet de valeur infime... » (sourate m, verset 71). Pendant que 'Abdallah faisait ce récit, El-Ach'ats survint et dit : « Ce verset a été révélé à cause de moi et d’un homme avec qui j’avais un procès au sujet d’un puits. Comme le Prophète me demandait si j’avais des témoins et que je lui répondis que je n’en avais pas, il dit : « Que ton adversaire prête serment. « Mais, répliquai-je, il va sûrement prêter serment. » C’est alors, que fut révélé ce verset : « Ceux qui, « par le pacte avec Dieu et par leurs serments, achètent un objet de « valeur infime... »

(i) Il s’agit ici du serment spécial qui on n’a qu’un seul témoin et qui donne complète la preuve quand, par exemple, alors gain de cause.

EL-BOKII.UU.

TITllE XCIII

CHAPITRE XXXI. — Du JUGEMENT POUR UNE SOMME CONSIDÉRABLE ET pour une faible somme. — Ibn-Oy a'ina, d’après Ibn-Chobroma , a dit : Le jugement a la même valeur , qu'il s’agisse d'une somme faible ou d'une somme considérable.

1. Zëimb-bent-Abou-Salama rapporte que sa mère, Omm-Salama, a dit : « Le Prophète ayant entendu le bruit d'une discussion qui avait lieu devant sa porte, sortit de chez lui vers les plaideurs et leur dit : « Moi. je suis un homme: il se peut que T un de vous soit plus éloquent que son adversaire, qiTalors je croie qu’il ait raison et que je lui donne gain de cause. S'il m’arrive ainsi d’attribuer à quelqu’un le bien d’un musulman, c’est comme si je lui donnais un morceau de l’enfer. Qu’il Je prenne alors, ou qu’il l’abandonne. »

CHAPITRE XXXII. — De LA VENTE PAR AUTORITÉ DE L’IMAM DES BIENS meubles ou immeubles d’un des fidèles. — Le Prophète vendit un affranchi posthume à No'aïm-ben-En-Nahhâm.

1 . Djâbir-ben- Abdallah rapporte que le Prophète ayant appris qu’un de ses Compagnons avait affranchi un esclave d’un affranchissement posthume, alors qu’il ne possédait aucun autre bien, vendit cet esclave moyennant huit cents dirhems et envoya cette somme à son Compagnon.

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