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CHAPITRE XXXV. — Lorsque le magistrat rend une sentence inique

OU EN CONTRADICTION AVEC L’OPINION DES JURISCONSULTES, CE JUGEMENT DOIT ETRE REPOUSSÉ.

1 . ' Abballah-ben- Omar a dit : « Le Prophète avait envoyé Khàlid- El-Oualîd en mission chez les Benou-Djadzima. Comme ceux-ci ne voulaient pas dire : «Nous nous faisons musulmans », mais disaient : « Nous nous faisons sabéens (1), nous nous faisons sabéens », Khâlid se mit à tuer les uns et à faire prisonniers les autres. Il remit à chacun de nous un prisonnier et nous enjoignit de le mettre à mort. — « Par Dieu, dis-je, je ne mettrai pas mon prisonnier à mort et aucun « de mes compagnons ne tuera son prisonnier. » Quand nous rapportâmes ces faits au Prophète, il dit : « Grand Dieu, je me dégage « vis-à-vis de toi de la responsabilité de ce que Khâlid a fait. » Et il répéta ces mots deux fois. »

CHAPITRE XXXVI. — Du CAS OÙ L IMAM SE REND CHEZ DES GENS POUR RÉTABLIR LA PAIX ENTRE EUX.

1 . Sahl-ben-Sa d-Es-Saidi a dit : « Un combat s’était engagé entre les Benou-'Amr. La nouvelle en étant parvenue au Prophète, il fit la prière du dohor, puis il se rendit chez eux pour rétablir la paix entre eux. Lorsque vint l’heure de la prière de 1 Atsr, Bilàl l’annonça et invita Abou-Bekr à en prendre la présidence. Le Prophète arriva au moment où Abou-Bekr commençait la prière. 11 fendit la foule des fidèles, alla se placer immédiatement derrière Abou-Bekr, eu tête du premier rang des fidèles ; alors les fidèles battirent des mains. Or

(O On sait que ce nom était souvent qu’il désigne d’ordinaire les adorateurs donné aux premiers musulman, bien des astres.

TITRE XCIII

Abou-Bekr, dès qu’il avait commencé la prière, ne détournait jamais la tète avant de Ravoir finie. En entendant le bruit des mains qui ne s’adressait pas à lui, il se retourna et aperçut le Prophète qui se tenait derrière lui. Celui-ci lui fit signe de continuer et, de la main, lui lit le geste de rester en place (n. Abou-Bekr resta un instant pour remercier Dieu des paroles du Prophète, puis il se retira en marchant à reculons. Voyant cela, le Prophète s avança et présida à la prière des fidèles; puis, la prière terminée, il dit : « O « Abou-Bekr, pourquoi t’es-tu dérobé alors que je t'avais fait signe « de la main de continuer. — Il ne convenait pas, répondit-il, que « le fils d’Abou-Qohâfa eût la préséance sur le Prophète. » S'adressant alors aux fidèles, le Prophète leur dit : « Lorsqu'une chose « vous étonnera, que les hommes disent : sobliâna- l-lah (gloire à « Dieu), et que les femmes battent des mains. »

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