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CHAPITRE II. — Le Prophète envoya Ez-Zobair seul comme éclaireur

i. Djâbir-ben- Abdallah a dit: « Le jour du Fossé, le Prophète convoqua les gens; seul Ez-Zobaïr se présenta. Il les convoqua une seconde fois et seul Ez-Zobaïr se présenta. Il les convoqua une troisième fois et seul Ez-Zobaïr se présenta. — « Chaque prophète, dit « l’Envoyé de Dieu, a un apôtre et mon apôtre c’est Ez-Zobaïr. »

Indication d ’isnâds différents et d’un certain nombre de variantes dont la principale est que cela aurait eu lieu le jour de Qoraïdza.

CHAPITRE III. — De ces mots du Coran : «... N'entrez point sans permission dans les maisons du Prophète , excepté lorsqu'on vous le permet » (sourate xxxm, verset 53). — Il suffit qu’une personne donne l’autorisation.

1 . Abou-Mousa rapporte que le Prophète était entré dans un jardin et lui avait conüé la garde de la porte. Un homme vint, demandant à entrer. « Permets-lui d’entrer, dit le Prophète, et annonce-lui qu’il ira au paradis. » C’était Abou-Bekr. 'Omar vint ensuite et le Prophète dit également : « Permets-lui d’entrer et annonce-lui qu’il ira au paradis. » Après cela arriva 'Otsmàn et le Prophète dit encore : « Permets-lui d’entrer et annonce-lui qu’il ira au paradis. »

2. lbn-Abbâs rapporte que Omar a dit: « J'allai trouver l’Envoyé de Dieu qui se trouvait à ce moment dans son belvédère ; un jeune domestique nègre, appartenant à l’Envoyé de Dieu, se tenait au sommet de l’escalier. «Annonce, lui dis-je, Omar-hen-El-Khattâb. » Le Prophète me permit d’entrer. »

CHAPITRE IV. — Des personnages que le Prophète envoyait un a un (O Ou : un aide spécial, homme de confiance.

TITRE XCV

comme généraux ou ambassadeurs. — lbn- Abbâs a dit que le Prophète envoya Dihya-El-Kelbi porter une lettre au chef de Bosra qui devait la remettre à l'empereur des Grecs.

1/ Abdallah-ben- Abbâs rapporte que l'Envoyé de Dieu envoya porter une lettre destinée au roi de Perse. Cette lettre fut remise au chef de la province de Bahreïn et celui-ci la transmit au roi de Perse. Quand le roi de Perse en eût achevé la lecture, il mit la lettre en pièces. « Je crois, dit un des râouis, que Ibn-El-Mosayyab ajouta que « l'Envoyé de Dieu les maudit en s’écriant: « Qu’eux aussi soient dé- « ehirés en mille pièces. »

2. Salama-ben-El-Akoua rapporte que l’Envoyé de Dieu dit à un homme des Aslam : « Annonce à ton peuple — ou, suivant une variante, aux tidèles — que le jour de Achourà celui qui aura commencé à manger continue tout le jour, mais que celui qui n’aura pas encore mangé jeûne. »

CHAPITRE Y. — De la RECOMMANDATION FAITE PAR LE PROPHETE AUX DÉPUTATIONS DES ARABES DE TRANSMETTRE AU DELA DE LEUR PAYS LES IN¬ STRUCTIONS qu’ils recevaient de lui. — Ce hadits a été donné par Mâlikben-El-Houaïrits.

1. Abou-Djamra a dit : « Ibn-'Abbàs me faisait asseoir sur son lit (1C 11 me dit un jour : « Quand la députation des Abd-El-Qaïs vint « trouver l'Envoyé de Dieu, celui-ci demanda quelle était cette déport tation. On lui répondit: « C’est la tribu de Rabî'a. — Que cette dépu- « tation soit la bienvenue ! s’écria-t-il — ou, suivant une variante, « ce peuple qui n'aura pas à se repentir ni à craindre d’être tourné en « dérision. — 0 Envoyé de Dieu, dirent les députés, nous sommes « séparés de toi par la tribu païenne de Modar. Dis-nous ce que nous « devons faire pour entrer au paradis et nous en informerons ceux qui a sont au delà de notre pays.

« La députation ayant interrogé le Prophète, au sujet des boissons, il leur en interdit quatre, puis il leur enjoignit quatre choses. Il leur

(U Ou : sa banquette.

enjoignit la foi en Dieu et leur demanda sils savaient exactement ce que c’était. « Dieu et son Envoyé le savent mieux que personne, ré- « pondirent-ils. — La foi en Dieu, reprit-il , consiste à proclamer qu’il « n’y a pas de divinité autre que Dieu seul, qu’il n’a pas d’associé, et « que Mohammed est l Envoyé de Dieu ;clle consiste à faire la prière « canonique, à payer la dîme et — je crois qu’il ajouta — «à jeûner « pendant le ramadan, à donner le cinquième du butin fait sur l’en- « nemi. » Il leur interdit l’usage des gourdes, des jarres vertes, des vases goudronnés et les tonnelets faits de troncs de bois creusé — mais peut-être le narrateur avait-il employé le mot (1) au lieu

de dit le râoui. — « Retenez-bien tout ceci, dit le Prophète aux « députés et transmettez-le à ceux qui sont au delà de votre pays. »

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