‹ Les traditions islamiquesChapitre 600 sur 690 · Obaïd-bsn- OmcCir a dit · texte numérisé non relu

Obaïd-bsn- OmcCir a dit

« Abou-Mousa avait demandé à être

(C Il s’agit de celui qu'on appelle est devenu chef d’école, en arabe modjlahid, nom donné au théo- (2) Ou, plus exactement, qu’elles de~ logien ou au jurisconsulte éminent, qui vaient être rendues en public,

reçu par Omar : mais comme il lui sembla que celui-ci était occupé, il se retira (1). » Puis Omar ayant dit : « N'ai-je pas entendu la voix d 'Abdallah-ben-Qaïs ? Qu’on le fasse entrer ! » Abdallah ayant été mandé. Omar lui dit : « Qu’est-ce qui t’a poussé à agir ainsi ? — C’est, répondit-il, qu’on nous avait donné l’ordre d’agir de cette façon. — Va me chercher la preuve de ceci, sinon je te punirai. » Abou-Mousa se rendit à la réunion des Ansârs, où on lui dit que seul le plus jeune d’entre eux pourrait lui fournir son témoignage. Alors Abou-Sa îd El-Khodri se leva et dit : « On nous avait donné l’ordre d’agir ainsi. — j’ignorais, répliqua Omar, cet ordre donné par le Prophète ; le bruit des mains (2), sur le marché, m’avait empêché de l’entendre. »

2. D’après El-A'radj, Abou-Horeïra a dit : « Vous prétendez que Abou-Horeïra raconte beaucoup de traditions sur le Prophète. Aussi vrai que Dieu nous ressuscitera, j’étais un homme pauvre; je m’étais attaché au Prophète et cherchais uniquement à avoir de quoi ne pas mourir de faim. Les Mohàdjirs s’occupaient de transactions sur les marchés, et les Ansàrs s’occupaient de leurs troupeaux. J’étais présent un certain jour lorsque l'Envoyé de Dieu dit : « Celui qui « étendra son manteau et qui le laissera étendu jusqu’au moment où « j’aurai fini mon discours et qui alors repliera son manteau, n’ou- « bliera jamais rien de ce qu’il aura entendu de moi. » J’étendis aussitôt un manteau que j’avais sur moi, et, j’en jure par celui qui a envoyé le Prophète avec la vérité, je n’ai rien oublié de tout ce que j’ai entendu de lui. »

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