I. Mohammed-ben-Ei-Monkadir a dit : « J'étais présent quand
(O La règle était de demander trois fois marché ils se frappaient dans les mains avant de se retirer. en signe d’assentiment.
(2) Quand les Arabes concluaient un ( 3) Dans le sens de « blâmer »,
TITRE XCVI
Djàbir-ben-' Abdallah jura, par Dieu, que Ibn-Ës-Sâ'îd était T Antéchrist. « Tu jures par Dieu, lui dis-je. — J ai entendu 'Omar jurer « ainsi en présence du Prophète, répondit-il, sans que celui-ci fît en- « tendre une dénégation. »
CHAPITRE XXIV. — Des jugements qui sont basés sur des indices W. - Du SENS DE CE MOT « INDICES » ET DE SON INTERPRETATION.
Le Prophète avait parlé ail sujet des chevaux et autres animaux ; puis interrogé sur les ânes , il donna comme indice ces paroles du Coran : « Celui qui aura fait le bien du poids d'un atome le verra » (sourate xcix, verset 7). — Interrogé sur le lézard , le Prophète répondit qu'il n en mangeait pas, mais qu'il ne l'interdisait pas. On mangea du lézard à la table du Prophète ; Ibn- Abbâs en tira argument pour dire que le lézard n'est pas défendu.
1 . Abou-Horeïra rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Les chevaux peuvent avoir trois valeurs différentes ; pour Pun, cJest une récompense, pour l’autre une protection et pour le troisième un fardeau. Le cheval est une récompense pour l’homme qui, en vue de la guerre dans la voie de Dieu, l’attache dans un pré ou dans un jardin. Tout ce que l’animal peut atteindre de ce pré ou de ce jardin, en tirant sur sa longe, constituera de bonnes œuvres en faveur de son maître ; même s’il rompt sa longe et qu’il s’éloigne en faisant un ou deux bonds, les traces qu’il laissera sur le sol et ses crottins constitueront de bonnes œuvres en faveur de son maître ; enfin s’il traverse un ruisseau et qu’il boive de l’eau de ce ruisseau sans vouloir s’abreuver, cela constituera encore de bonnes œuvres en faveur de son maître et lui vaudra une récompense (dans l’autre monde).
« Le cheval est une protection pour celui qui l’attache afin de s’en servir au besoin et de pouvoir se passer des autres, mais qui n’oublie pas le devoir qu’il a à remplir envers Dieu pour la possession et l’usage de cet animal (2). Le cheval lui sera une protection
(U Ou sur des arguments tirés pour un (2> Le paiement de la dîme. On sait que cas particulier d’une indication d’ordre la majeure partie des produits de la dîme général. était employée en bonnes œuvres,
(contre la misère). Le cheval sera un fardeau pour celui qui l'attache dans son écurie par orgueil et par ostentation. »
Comme on interrogeait l’Envoyé de Dieu au sujet des ânes, il répondit : « Dieu ne m a révélé à ce sujet que ce verset isolé d’un caractère général : « Celui qui aura fait le bien du poids d’un- atome le verra — et celui qui aura commis le mal du poids d'un atome le verra aussi » (sourate xeix, versets 7 et 8).
2. D’après Aïcha, Safiyya-bent-Chaiba rapporte qu'une femme demanda au Prophète comment on pouvait se laver quand on avait ses menstrues. « Prends, répondit le Prophète, un tampon de coton « parfumé que tu poseras en cet endroit. — Mais alors, ô Envoyé de « Dieu, comment pourrai-je faire mes ablutions? — Tu feras tes « ablutions avec cela. » Aïcha ajouta : « J’avais compris ce que l’Envoyé de Dieu voulait dire et. prenant à part cette femme, je lui enseignai ce qu’il fallait faire. »
3. Ibn- Abbâs rapporte que Omm-Hofaïd-bent-El-Hàrits-ben-Hazn avait offert au Prophète du beurre, du fromage et des lézards. Le Prophète fît apporter ces lézards que Ton mangea à sa table, mais il n’y toucha pas, comme s’il éprouvait du dégoût pour cet animal. Si la chair du lézard avait été interdite on n’en aurait pas mangé à la table du Prophète et il n’aurait pas dit d’en manger.
4. D'après Djcîbir-ben- Abdallah , le Prophète a dit : « Que celui qui a mangé de l’ail ou de l’oignon se tienne à l’écart, qu’il ne fréquente pas notre mosquée et qu’il reste chez lui. » On avait apporté à Bedr, dit Ibn-Ouahb, une corbeille pleine de légumes frais : trouvant à ce panier une odeur particulière, le Prophète demanda quels étaient les légumes qu’il contenait et dit : « Offrez-les à un tel. » On les offrit à l’un de ses Compagnons. Puis comme il vit que celui-ci répugnait à en manger, le Prophète lui dit : « Manges-en, car moi j’ai à m’entretenir dans l’intimité avec des personnes auxquelles tu n/as pas à parler (1). »
Indication d’un antre isnâd.
(i) Avec l’ange Gabriel.
TITRE XGYI
5. Djobmr-ben-Mo t ' im rapporte qu'une femme des Ansârs vint trouver l’Envoyé de Dieu, lui parla de quelque chose et que celui-ci lui donna des instructions. « 0 Envové de Dieu, dit cette femme, et si je ne te retrouve pas? — Si tu ne me trouves pas, répondit-il, va trouver Abou-Bekr. »
Elle faisait allusion, ajoute un râoui, à la mort (prochaine) du Prophète.