CHAPITRE XX. - - De ces paroles du Prophète : « Nul être n’est plus
jaloux que Dieu. »
1. El-Moghîra rapporte que Sa'd-hen-Obâda ayant dit que s'il trouvait un homme avec sa femme, il le frapperait de son sahre et non avec le plat de la lame, on rapporta ces paroles à l'Envoyé de Dieu qui dit : « Vous ôtes surpris de la jalousie de Sait ; par Dieu, je suis plus jaloux que lui et Dieu est encore plus jaloux que moi. G est à cause de sa jalousie que Dieu a interdit les turpitudes qui
M Allusion aux polythéistes qui épou- tudes dont on veut parler sont la forni-
saient leurs nièces. Les autres turpi- cation et l’adultère qui se font en secret.
DE L’UNITE DE DIEU
se manifestent au grand jour ou qui se font en secret. Personne n’aime autant que Dieu l’excuse, et c'est à cause de cela qu’il a envoyé des prophètes pour promettre des récompenses et menacer de châtiments. Personne n’aime plus que lui les actes louables et c’est pour cela que Dieu a promis le paradis. »
Ces mots : « Nul être n’est plus jaloux que Dieu » ont été également rapportés par Abd-E 1-Malik-ben- 0 maïr .
CHAPITRE XXL - - Des ce mots du Coran : « Dis : « Quelle chose aura plus de force comme témoignage ? Dis : Dieu... » (sourajte vi, verset 19). — Dieu a employé en parlant de lui-même le mot a chose ». — Le Prophète a désigné également le Coran sous le nom de « chose ». — C'est une des épithètes employées pour désigner Dieu puisqu’il a dit : « Toute chose périra sauf sa face. »
I . Sahl-ben-Sad rapporte que le Prophète a dit à un homme : « As-tu dans ta mémoire quelque chose du Coran? — Oui, réponditil ; telle sourate, telle sourate », en énumérant toutes les sourates qu'il savait.
CHAPITRE XXII. — De ces mots du Coran : « Son trône était sur les eaux (sourate xi, verset 9). — « Il est le possesseur du grand trône » (sourate ix, verset 130). — Abou- l- Aliya a dit que J,\ signifie :
il s'éleva vers le ciel et créa les deux, tandis que Modjâhid donna à le
sens d’être élevé. — Ibn-Abbâs dit que a le sens de et le
sens de . On dit : le premier ayant un sens passif ;
le second un sens actif.
1. ' Imrân-ben- Ifosain a dit: « J’étais chez le Prophète, quand des gens des Benou-Temim vinrent le trouver. « Acceptez la bonne nou- « velle, ô Benou-Temîm, leur dit le Prophète. — Maintenant, répon- « dirent-ils, que tu nous as annoncé la bonne nouvelle, donne-nous « quelque chose. » A ce moment arrivèrent des gens du Yémen auxquels le Prophète dit : « 0 gens du Yémen, acceptez la bonne « nouvelle puisque les Benou-Temîm ne Pont pas acceptée. — Nous
KL-BOK.HÂUI.
TITRE XGYII
« l’acceptons, répondirent-ils; nous sommes venus vers toi pour que « tu nous instruises dans la religion et pour t'interroger au sujet du « début de la création. — Dieu, répondit-il, existait. Aucune chose « n’a existé avant lui et son trône était sur Teau. Ensuite il a créé « les cieux et la terre et il a inscrit toutes choses dans le livre du « Destin. » Alors, ajoute Tmrân, un homme vint me trouver et me dit : « Ta chamelle s’est sauvée, rattrape-la. » Je partis à sa recherche, mais le mirage m’empêcha de la voir. Par Dieu, j’aurais bien voulu que ma chamelle ne se sauvât pas afin de ne pas être obligé de partir. »
2. Abou-Horeïra rapporte que le Prophète a dit : « La main de Dieu est pleine. Ce qu’on dépense en quantité, nuit et jour, ne fera pas disparaître ce qu’elle contient. Son trône était sur l’eau et dans son autre main était la générosité — ou, suivant une variante, la mort — qui élève et qui abaisse. »
3. Anas rapporte que Zeïd-ben-Hâritsa étant venu se plaindre, le Prophète lui avait dit : « Crains Dieu et garde ta femme. » Anas ajoute que si l’Envoyé de Dieu avait dû garder le secret sur quelque chose, il l’aurait gardé en cette circonstance.
Zeïneb s’enorgueillissait sur les autres femmes du Prophète en disant : « Ce sont vos parents qui vous ont mariées, tandis que moi j’ai été mariée par Dieu qui est au-dessus des sept cieux. »
D’après Tsàbit, ces mots du Coran : « ... et tu cachais dans ton cœur ce que Dieu devait bientôt montrer au grand jour. Tu as craint les hommes... » (sourate xxxm, verset 37), ont été révélés au sujet de Zeïneb et de Zeïd-ben-Hâritsa.
4. Isa-ben- Tahmân rapporte qu’il a entendu Anas-ben-Màlik dire que le verset du V oile avait été révélé à propos (du mariage) de Zeïneb-bent-Djahch. Le Prophète donna ce jour-là un repas où il y avait du pain et de la viande. Zeïneb s’enorgueillissait sur les femmes du Prophète en disant : « C’est Dieu qui m'a mariée (du haut) du ciel. »
5. D’après Abou-Horeïra, le Prophète a dit: « Lorsque Dieu eut
DE L’UNITÉ DE DIEU
terminé la création il écrivit sur son trône : « Ma clémence devance « ma colère. »
6. Abou-Horeïra rapporte que le Prophète a dit: « Celui qui croit en Dieu et en son Envoyé, qui accomplit la prière et jeûne pendant le ramadan. Dieu devra le faire entrer dans le paradis, qu’il ait émigré dans la voie de Dieu, ou qu’il soit resté sur la terre où il est né. — O Envoyé de I) ieu. dirent les fidèles, ne devons-nous pas annoncer cela aux gens? — Il y a, reprit-il, dans le paradis cent degrés que Dieu a préparés pour ceux qui combattent dans sa voie, et la distance qui sépare chacun de ces degrés est égale à celle qui sépare le ciel de la terre. Quand vous demandez le paradis à Dieu, demandez-lui le Firdous, car c'est le meilleur et le plus élevé des jardins du paradis ; c’est au-dessus de lui que se trouve le trône du Clément et c'est de là que sortent les nombreux fleuves du paradis. »
7. Ahou-Dzarr a dit : « J’entrai à la mosquée pendant que l’Envoyé de Dieu y était assis. Lorsque le soleil se coucha, il me dit : « 0 Ahou-Dzarr, sais-tu où est allé ce soleil? — Dieu et son Envoyé, « lui répondis-je, le savent mieux que personne. — Eh bien, il est « allé demandé la permission de se prosterner et on la lui a accordée. « Il semble que l'on ait dit au soleil : retourne du côté d’où tu es « venu, et il reparaissait du côté du couchant ù). » Puis le Prophète récita ces mots du Coran: « Cela lui servira de demeure... » (sourate il, verset 34), d’après la récitation de 'Abdallah. »
8. Zëid-ben-Tsâbit a dit : « Abou-Bekr m'envoya l'ordre de réunir les fragments du Coran et je finis par trouver la fin de la sourate du Repentir chez Khozaïma-El-Ansâri. Je n'avais pu la trouver chez personne auparavant et elle était conçue en ces termes : « Un Pro- « phète est venu vers vous, un Prophète prie parmi vous... » (sourate ix, verset 129). Ces mots(2) terminaient la sourate.