CHAPITRE XXIII. - - De ces mots du Coran : « Par lesquels les anges
et l’esprit montent vers lui... » (sourateLxx, verset4). — ... « Vers lui monte toute bonne parole » (sourate xxxv, verset 11). — Abou-Djamra rapporte, d'après Ibn-'Abbâs, que Abou-Dzarr, ayant appris la mission du Prophète, dit à son frère : « Donne-moi donc des renseignements sur cet homme qui prétend recevoir des informations du ciel. » — Modjâhid mentionne les mots « toute bonne œuvre », mais ne donne pas « toute bonne parole ». — On appelle les anges, « les gens des ascensions » parce qu’ils montent vers Dieu.
1. D’après Abou-Horeïra , P Envoyé de Dieu a dit : « Des anges viennent à tour de rôle parmi vous, anges de nuit et anges de jour; ils s’assemblent pour la prière de l’ asr et pour la prière de l’aurore. Ceux qui ont passé la nuit au milieu de vous, remontent ensuite au ciel où Dieu les interroge, bien qu’il sache mieux que personne ce que vous avez fait. « Comment avez-vous trouvé mes adorateurs ? « demande-t-il. — Quand nous les avons quittés, répondent-ils, ils « priaient et quand nous sommes venus ils priaient également. » D’après Abou-Horeïra également, l’Envoyé de Dieu a dit: « Celui qui aura fait aumône, par exemple, de dattes provenant d’un gain honnête et dont Dieu n’aura appris (par les anges) que cette bonne chose, Dieu l’accueillera de sa main droite, puis il fera prospérer la chose pour son propriétaire comme l'un de vous fait prospérer son
DE L’UNITE DE DIEU
poulain. Et il finira par avoir comme une montagne de dattes (d’aumône). »
Indication d’une variante d ’isndd.
2. Ibn-Abbâs rapporte que, lorsqu il avait des ennuis, le Prophète se servait do cette invocation : « Il n’y a pas de divinité sinon Dieu, le Puissant, le Sage ; il n’y a pas d’autre divinité sinon Dieu, le Maître du trône immense ; il n’y a d’autre divinité que Dieu, le Maître des cieux et le Maître du trône glorieux. »
3. Abou-Saîd rapporte qu’on envoya des pépites d’or au Prophète et que celui-ci en fit quatre parts. Suivant un autre isnâd, Abou- Sa'id El-Khodri a dit : « Ali, q ui était au Yémen, envoya des pépites (Loi* dans leurs gangues au Prophète. Celui-ci en fit la répartition entre El-Aqra'-ben-Ilâbis-El-Handzali, un des Benou-Modjâchi', Oyaïna-ben-Bedr-El-F azâri, ' Alqama-ben-' Olâtsa-El-' Amiri, un des Benou-Kilâb, Zeïd-El-Kheïl-Et-Tàiyy et un des Benou-Nabhàn.
Les Qoraïchitcs et les Ansàrs furent très irrités de ce partage et dirent : « Il donne aux personnages éminents du Nedjd et nous laisse de côté. — C'est pour me les concilier », déclara le Prophète. Alors, un homme les yeux enfoncés dans leur orbite, le front bombé, la barbe abondante, les pommettes saillantes et la tète rasée arriva et dit : « O Mohammed, crains Dieu. — Qui donc, répondit le Prophète, obéirait à Dieu, si moi je lui désobéissais? Dieu a confiance en moi pour tous les gens de la terre et vous vous n’avez pas confiance en moi. » Alors un homme d’entre les fidèles, Khâlid-ben-El-Ouâlid, si je ne me trompe, demanda au Prophète la permission de tuer cet homme, mais le Prophète le lui défendit. « De la postérité de cet homme, reprit le Prophète, naîtront des gens qui réciteront le Coran sans que cela dépasse leur gosier; ils traverseront l’islamisme à la façon de la flèche lancée par un archer. Ils tueront les Musulmans et laisseront en paix les adorateurs d’idoles. Si vous vivez à cette époque, tuez-les et exterminez-les comme ont été exterminés les Adites. »
4. Abou-Dzarr rapporte les mots suivants : « Comme j interro-
TITRE XCVII
geais le Prophète sur ces mots du Coran « ... et le soleil qui court jusqu'à sa retraite » (sourate xxxvi, verset 38), il me répondit : « La retraite dont il est parlé ici est placée sous le Trône. »