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DIRECTEMENT PAR LE PROPHETE

1. Anas rapporte, parmi les paroles du Seigneur transmises directement (1) par le Prophète, ces mots : « Lorsque le fidèle s’approche de moi d'un empan, je me rapproche de lui d’une coudée, lorsqu’il se rapproche de moi d’une coudée, je me rapproche de lui d’une brasse et lorsqu'il vient à moi à petits pas, je m’avance vers lui à toute vitesse. »

2. Anas-ben-Mâlik rapporte que, d’après Abou-Horeïra, le Prophète aurait dit : « Lorsque le fidèle s’approche de moi d’un empan, je me rapproche de lui d’une coudée ; lorsqu’il se rapproche de moi d’une coudée, je me rapproche de lui d’une brasse {2K » Mo tamir rapporte que son père a entendu Anas dire qu’en parlant ainsi le Prophète parlait au nom du Seigneur.

3. Mohammed-ben- Ziyâd rapporte qu'il a entendu Abou-Horeïra dire que le Prophète avait prononcé ces mots en les attribuant à Dieu: « Toute faute aura son expiation. Le jeune est un acte qui m’est spécial et c’est moi-môme qui en donnerai la récompense. Le relent de la bouche de celui qui jeune est plus agréable à Dieu que le parfum du musc. »

4. Ibn-Abbâs rapporte que le Prophète a prononcé, en les attribuant au Seigneur, les mots suivants : « Il ne convient pas à un homme de dire qu’il vaut mieux que Younos-ben-Matta, tout en arrêtant sa généalogie à son père (3b »

3. Cho'ba rapporte, d’après Mo'âouïa-ben-Qorra, que ’Abdallahben-Moghaffal-El-Mozani a dit : « Le jour de la prise de la Mecque, j’ai vu l’Envoyé de Dieu monté sur sa chamelle ; il récita la sourate de la Victoire — ou, suivant une variante, une partie de cette sourate — en en accentuant le rythme. » Cho'ba ajoute que Mo'àouïa

(l) Ou, autrement dit, qui étaient ins- (2) Le texte donne deux formes diffépirées au Prophète sans l’intermédiaire rentes de ce mot.

de l'ange Gabriel. Elles ne figurent point (3) C’est-à-dire : sans avoir eu besoin dans le Coran. de remonter à d’illustres ancêtres.

TITRE XG VI I

récita cette sourate de la même façon que Ibn-Moghaffal en disant : « Si je ne craignais d'attrouper les gens autour de vous, je modulerais la sourate comme la modulait Ibn-Moghaffal en imitant le Prophète. — En quoi consistait cette modulation? demanda Mo'âouïa. — Il disait, répondit-il, â â â trois fois. »

CHAPITRE LI. — Des commentaires du Pentateuque et des autres Livres de Dieu qu’il est permis de faire en arabe ou dans une autre langue. — De ces mots du Coran : « Dis-leur : Apportez le Pentateuque , et lisez-le si vous êtes sincères » (sourale ni, verset 87). — Ibn-Abbâs a dit : « Abou-Sofyân-ben-Llarb m'a raconté que Héraclius manda son interprète , puis fit apporter la lettre du Prophète. L'interprète lut : « Au nom du Dieu « Clément et Miséricordieux. De la part de Mohammed, l'adorateur de Dieu « et son Envoyé, à Héraclius. O gens du Livre ! venez entendre un seul mot; « qui fera que tout sera égal entre nous et vous... » (sourate ni, verset 57).

1 . Abou-Salama rapporte que Abou-Horeïra a dit : « Les gens du Livre récitaient le Pentateuque en hébreu et l’expliquaient en arabe aux musulmans. L'Envoyé de Dieu dit aux fidèles : « N’ajoutez pas « foi aux paroles des gens du Livre et ne traitez pas non plus leurs « paroles d’impostures. Dites seulement : Nous croyons en Dieu et « en ce qu'il a révélé... » (sourate ii, verset 130).

2. Nâfi rapporte que Ibn-'Omar a dit : « On amena au Prophète un homme et une femme d'entre les Juifs qui avaient forniqué. — « Quel est le châtiment que vous infligez en pareille circonstance? « demanda le Prophète aux Juifs. — Nous leur noircissons le visage, « répondirent-ils, et nous les exposons en public (1b — Apportez le « Pentateuque et lisez-le si vous ôtes sincères. » On apporta le Pentateuque et on dit à un des Juifs en qui ils avaient confiance : « Hé ! le borgne (2), lis. » L’homme lut, et, arrivé à un certain endroit, il mit la main sur un passage. « Retire ta main », lui dit Ibn-Selàm. Le Juif ôta sa main et on vit au-dessous apparaître le verset de la

(O On les promenait dans la ville mon- (2) C’était le surnom d’un Juif appelé tés sur des ânes et assis ou accroupis en 'Abdallah-ben-Sour. La forme de l’intertournant le dos à la tête de l’animal. pellation n’avait rien d’injurieux.

DE L’UNITÉ DE DIEU

lapidation. — « 0 Mohammed, dit le Juif, ils devraient être lapidés « tous les deux, mais nous avons Thabitude entre nous de dissimuler « ce verset. » Le Prophète ordonna de lapider les deux coupables, ce qui fut fait; et je vis l’homme cherchant à préserver la femme des pierres. »

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