CHAPITRE XIX. — Du SOUHAIT QUE FAIT LE MALADE DE MOURIR
1 . D’après Anas-bm-Mâlik , le Prophète a dit : « Que personne de vous ne souhaite la mort quand la maladie l’atteint. S’il ne peut s’en empêcher qu’il dise alors : « 0 mon Dieu, fais-moi vivre si la vie est « préférable pour moi, fais-moi mourir si la mort doit m’être plus « favorable. »
2. Qdis-ben-Abou-Hâzim a dit : « Nous entrâmes chez Khabbâb pour lui rendre visite. On venait de lui faire sept scarifications. « Ceux de « nos Compagnons qui nous ont précédé, s’écria-t-il, ont disparu sans « avoir rien perdu de leur part des biens de ce monde, tandis que moi « je n'ai acquis autre chose que cet emplacement pour bâtir. Si le Pro- « phète ne nous avait pas interdit de souhaiter la mort je la souhaite- « rais. » Une autre fois nous allâmes le voir et, à ce moment, il bâtissait un mur. « Le musulman, nous dit-il alors, est récompensé pour tout ce « qu’il dépense, excepté quand il le dépense dans ce terrain W. »
(O Ce hadits est si concis que le sens en est fort obscur.
TITRE LXX V
3. Abou-Horaira a dit : « J’ai entendu l'Envoyé de Dieu s’exprimer ainsi : « Les actes d’un homme ne suffiront pas à le faire entrer dans le « Paradis. — Pas même toi, ô Envoyé de Dieu, objecta-t-on. — Non,
« pas même moi, car il faudra en outre que Dieu m’enveloppe de sa « faveur et de sa clémence. Faites le bien, soyez modérés et qu’aucun « de vous ne souhaite la mort ; s'il est vertueux il aura l’espoir de voir « accroître sa récompense ; s'il a fait le mal il pourra espérer obtenir « l’indulgence. »
4. * Aïcha a dit : « J’ai entendu le Prophète dire, pendant qu’il était appuyé contre moi : « O mon Dieu, pardonne-moi, sois-moi « clément et fais-moi rejoindre le Compagnon. »