CHAPITRE XVII. — De CES PAROLES d’uN MALADE *. « AlLEZ-VOUS-EN
1 . Ibn-Abbâs a dit : « Lorsque l'Envoyé de Dieu fut à l'agonie il y avait dans sa chambre des personnages, entre autres Omar-ben-El- Khettâb. Le Prophète dit : « Qu'on m’apporte de quoi vous écrire un « texte grâce auquel vous ne pourrez vous égarer dorénavant. — Le « Prophète, s’écria Omar, est dominé parla souffrance. Vous avez le « Coran, et le livre de Dieu nous suffit. » Les personnes présentes ne furent pas toutes de cet avis et une discussion s’engagea, les uns disant qu’il fallait apporter au Prophète de quoi écrire le texte grâce auquel on ne pourrait s’égarer dorénavant ; les autres s’en tenant aux
DES MALADES
paroles de Omar. Le bruit de cette discussion auprès du Prophète devint si vif que FEnvoyé de Dieu s’écria : « Allez-vous-en ! » Et, ajoute 'Obaïd- Allah, Ibn-'Abbâs disait : « Quel malheur ! quel irrépa- « rable malheur ! que ces discussions et ces cris aient empêché « FEnvoyé de Dieu de leur écrire ce texte. »
CHAPITRE XVIII. — - De l’enfant malade que l’on emmène chez quelqu’un pour qu’on fasse une invocation en sa faveur.
1 . Es-Sâïb a dit : « Ma tante maternelle m’emmena chez FEnvoyé de Dieu et lui dit : « 0 Envoyé de Dieu, le fils de ma sœur est malade. » Le Prophète me passa la main sur la tête et appela sur moi la bénédiction du Ciel, puis il fit ses ablutions. Je bus de l’eau de ses ablutions et, comme j’étais debout derrière lui, je vis entre ses omoplates le sceau de la prophétie qui était pareil à un pompon de tente de mariée. »