Aïcha a dit : « Quand l’Envoyé de Dieu arriva (à Médine
DES MALADES
Abou-Bekr et Bilàl eurent la fièvre. J’allai les voir et dis : « Mon « cher père, comment te trouves-tu? et toi Bilàl, comment te trouves- « tu? » Quand la fièvre le prenait, ajouta ’Aïcha, Abou-Bekr récitait ce vers :
Pour tout homme, au moment où on lui dit bonjour au milieu des siens, la mort est plus proche que les cordons de sa chaussure.
<( Quand son accès de fièvre cessait, Bilàl élevait la voix pour dire :
Ali! plût à Dieu que je pusse passer une nuit dans une vallée au milieu d 'id\khir et de djalîl !
Ou encore que je pusse boire de l’eau de Midjanna ou bien apercevoir Chàma et Tafîl.
« J’allai, continue 'Aïcha, trouver l’Envoyé de Dieu et lui rapporter
la chose. « O mon Dieu, s’écria-t-il, fais-nous aimer Médine comme « nous aimons la Mecque ou plus encore. Fais que ce pays soit sain, « que son sa et son modd soient bénis pour nous ; emporte la fièvre de « Médine et mets-la à Djohfa. »
AU NOM DE DIEU, LE CLÉMENT, LE MISÉRICORDIEUX
TITRE LXXVI
DE LA MÉDECINE