SARES
Mon ami, vangez-vous, que le meschant en meure. A celuy qui vous void sans fléchir humblement, Doist estre préparé maint horrible tourment. Que Ion dresse vn gibet pour ce beau Mardochee, Où sa chair au Soleil soit cuite et desséchée; Où le sang noir dislile aux mastins à lécher : Que charoigne exécrable on ne l'ose toucher, Pour la mettre en la terre, et que la faim gourmande Des Corbeaux croùassans en face sa viande. Bref que hnablement les os tombez dessous Soient rongez des Renards et deuorez des Loups. Que le bois du gibet haut de trente coudées, Face bien reconnoistre aux tourbes abordées, Comme son vain orgueil qui du iour l'a priué, Moins que son corps pendant ne fut haut esleué. Allez deuers le Roy cependant qu'il s'apreste; Rien ne vous reste plus qu'à faire la requeste. Il vous l'accordera, ie le croy fermement.
AMAN
l'y vois qu'on y trauaille et le plus prontement; Auant que le Soleil s'aille coucher dans l'onde,
270 Aman.
le vous rens mon galand le spectacle du monde.
CHŒUR
» Il est mort le pauure homme : aussi c'est trop cuider » De iouër contre un Prince à racler, et bander. » En vn homme de peu rien n'est moins suportable M Qu'vn insolent orgueil qui sert à tous de fable. » Quand l'on offence ceux qui tiennent le pouuoir » La honte est le pay'ment qui s'en peut receuoir.
ASSUERUS
» La grâce comme on dit ne va point sans la grâce. » Tousiours vers sa compagne elle tourne la lace; » Signe que l'on doit faire et receuoir plaisir, » Et par ce réciproque en nourrir le désir. » Tout seruice rendu mérite recompense, » Et qui pour sa grandeur diminuer le pense M Ne le recompensant, arrache aux bien-veillans » Le soin qui pour son bien les rend plus vigilans.
Comme sur tout est cher l'vsufruit de la vie, le veux durant mes iours garder aussi Tenuie De tenir près de moy, d'honorer, d'eleuer Ceux qui de tant d'aguets me l'ont sçeu conseruer A qui donc dois-ie plus qu'à ce bon Mardoche'e, Qui a par tant de soin la traison recherche'e De deux maudits vieillarts, de deux chastrez sans foy, Que son cruel effet n'a gagné iusqu'à moy?
Enuiron la minuict, parce que le doux somme. Dont l'humeur colle aux yeux les paupières de l'homme Et coule dans les cœurs comme insensiblement, Ne m'eniuroit les sens d'vn mol arrousement; le me mets d'auanture à lire les Mémoires, Où sont de ma maison comprises les Histoires. Là venant à trouuer comme ce bon vieillard M'auoit sauue' la vie exposée au hasard. Et qu'il n'en auoit point obtenu grand salaire; A par-moy i'ay pensé qu'il faut luy satisfaire, Mesurant son seruice auecques ma grandeur. » Tout bienfait porte en fin des fruits de bonne odeur, » Et s'il n'en produit point estant en son enfance, » Il en redonne après en plus grande abondance.
Mais voy-ie pas Aman, ie veux par son conseil Décerner à ce Juif vn honneur nompareil. Di moy, mon cher ami, qu'est-il besoin de faire, Pour honorer quelqu'vn par dessus l'ordinaire ?
AMAN
Quelque triomphe neuf m'est encore apreste',
Tragédie. 271
Et si l'on veut qu'il soit à mon chois raporté.
Ta prudence, ô mon Prince, est si iuste et si grande,
Qu'à toy tu dois sans plus faire cette demande;
Car tu dépars l'honneur auec proportion,
Non point, comme plusieurs, par seule passion.
Demandant toulesfois qu'il est besoin de faire.
Pour honorer quelqu'vn par dessus l'ordinaire;
De ton habit pompeux plaise toy l'atourner,
De ce bandeau Royal sa teste enuironner.
Et commander encor' que ton chenal il monte;
En outre, que celuy dont tu fais plus de conte,
Cheminant à costé le guide de sa main,
Tout écumeux de fougue alentour de son frein :
Qu'en ce braue équipage il marche par la ville,
Et qu'vn Héraut publie à la tourbe ciuile :
Voila comme le Roy veut ce Prince honorer.
ÀSSUERUS.
Vsez en donc de mesme et sans plus différer Au vieillard Mardochee, il me plaist de la sorte Luy montrer clairement l'amour que ie luy porte; Qu'il boiue cet honneur et s'enyure à souhait De cette gloire exquise.
Et bien, il sera fait.
Rude commandement! que faut-il que i'espere. Si contre nion dessein à ce mien aduersaire le doy rendre vn honneur à peine propre aux Rois? Est-ce là le gibet que ie lui preparois : l'iray comme vn Héraut publier la louange D'vn qui m'estoit tantost vn esclaue, va estrange? D'vn que ie destinois dans peu d'heure au trespas, D'autant qu'à tout rencontre il ne m'adoroit pas. O trompeuse espérance ! helas! à mon dommage le connoy trop l'erreur qui pipoit mon courage : Quand ie me promettoy que l'honneur recherché Venoit s'offrir luy-mesme, et pource ay-ie tasché De le rendre excessif, mais par toy, fausse amie, Las! i'ay preste la main à ma propre infamie. » Fol l'honime qui se lie en la faneur d'vn Roy; » Sa plus grand' certitude est n'auoir point de foy, » Car tirant la Fortune à son intelligence » Celuy qui s'auançoit elle le desauance. » Du haut sommet d'honneur puissc-ie deualer, » Ains qu'en son précipice on me face rouler.
272 Aman.
CHŒUR
» La Fortune de Cour est semblable à la roue, » Dont le plus haut endroit vient d'vn tour en la boue. » Qui s'entle trop du vent de cet honneur mondain » A la parfin en creue ou se void en desdain.
Aman sans nulle doute est outré de courage. Voyez comme il tempeste et bouillonne de rage, Comme son liel entlé d'vn noirastre courroux Le tourmente, l'agite et l'elance à tous coups; Comme il fume d'ardeur, comme sa riere teste Branle ses crins meslez, comme en place il n'arreste. Son œil flamboyé ainsi qu'vn feu presagieux. Qui de nouueau s'attache à la voûte des Cieux, Pour menacer les champs, les Citez et les villes De famine, de peste et a'esmeutes ciuiles. II ne sçauroit long temps sa fureur contenir; ' L'orage en pourroit bien iusqu'à nous paruenir.
Car que peut auoir fait cette innocente race, Ce peuple simple et bon, sans riel et sans audace, Qui de long temps captif en ces lieux estrangers Y court iournellement mille et mille dangers? Qui, di-ie, languissant en terre si lointaine. Parmi tant de soupirs ne respire qu'à peine?
Au gré d'vn seul Aman, sans suiet, sans raison, Lon veut exterminer cette pauure maison; Mais piustost cette gent innombrable en familles, Cà et là dispersée en nos meilleures villes.
» Ainsi les plus petits sont des grands ofFencez : » Leur rauir les moyens n'est pas encore assez; » Mais pour oster la vie à tout vn peuple ensemble » lis en font peu de cas, ce n'est rien ce leur semble. » Quoy que nul cependant, fust-il au thrône assis, » Ne la puisse remettre en vn seul des occis. Mais voy-ie pas quelqu'un courir de grand vitesse? Pousson droit au deuant et sachon qui le presse. Arreste, mon ami, nous desiron sçauoir.
Qui te fait au chemin si prontement mouuoir.
MESSAGER
le cours deuers Esther nostre grande Princesse, Pour luy dire qu'Aman suiui de grosse presse, Promené par la ville en honneur souuerain Mardochee, et conduit son cheual par le frain. Touché d'humble respect tout le monde l'adore; Le vestement Royal et le sceptre l'honore; Vn Héraut deuant luy publie à haute voix :
Tragédie. 273
Reuerez Mardochee au nom du Roy des Roys : Puis que vous le sçauez ie poursuy mon voyage; Il me faut à la Reine aporter ce message.
CHŒUR
O changement du sort du tout inespéré!
Celuy qu'on mesprisoit se void estre honoré, Celuy qu'on adoroit à son tour se mesprise! i) La fortune légère est sans certaine prise, » Elle n'a rien constant que l'instabilité; » Par elle est abatu qui sembloit haut monté, » Et releué celuy qu'on fouloit à la boue, «Quand d'un branle léger elle tourne sa roue. » Malheureux qui se fonde en ses trompeurs apas » Puis que de nos périls elle fait ses esbas !
ESTHER
En fin donc ma prière en surmontant la nuë, O monarque supresme, est à toy paruenuë? A toy qui vas tournant le courage des Rois Bon gré malgré le monde au but que tu voulois? Donques à tout iamais grâce t'en soit rendue: En soit à tout iamais ta louange entendue, Du bord où le Soleil vient sa torche allumer, A celuy qui la void esteindre dans la mer.
Toy-mesme ayant donné tel cours à cet ouurage, De le bien terminer donne moy le courage, Afin que ce Tyran, ce cœur outrecuidé Qui te rauit l'honneur, soit d'honneur dégrade. Le Roy fort à propos pour mon repos aproche; le m'en vay contre Aman dresser une reproche.
Seul miracle des Roys et passez et presens, Vn plaisir incroyable en mon ame ie sens D'auoir reçeu tant d'heur par ma bonne fortune, Que tu sois mon Soleil et que ie sois ta Lune. Oblige moy, grand Prince où gist mon ornement. De commander qu'Aman vienne ici prontement.
ASSUERUS
Allez donc le quérir puis qu'il plaist à la Reine,
O d'vn Roy souuerain la Dame souueraine,
O mon amour vnique et mon plus cher désir,
O ma dernière flame et mon premier plaisir.
Qui m'as si fort raui par ta douceur extresme
Que ie suis maintenant plus à toy qu'à moy-mesme,
N'espère désormais pouuoir rien demander,
Qu'il ne me plaise encor' librement t'accorder :
Si nous n'auon qu'vn cœur et qu'vne ame commune,
274 Aman.
Entre nous soit aussi commune la fortune,
ESTHER
O grand et digne Prince aucjuel tous les Mortels Se tiennent obligez de deuoirs éternels, Toy seul tu es mon tout, et ie n'aime ma vie, Que pour voir mon amour de la tienne suiuie. Ma gloire aussi consiste en ce que ie me voy Serùir d'obiet plaisant aux yeux d'vn si grand Roy ; Le Ciel qui fauorable à tel bien me fait naistre. Qu'à peu prés ie me voy maistresse de mon maistre, En soit tousiours bénit : Car de vous deux ie tiens Sans l'auoir mérité, toutes sortes de biens.
Mais voici cet Aman, ce Tyran sanguinaire, Qui voulant démentir ta douceur ordinaire, Et par fraude abuser de son authorité.
Contre le droit des gens et contre l'equite', De tous les luifs ensemble a iuré le naufrage, Sans plus pour satisfaire à sa cruelle rage, En ce danger commun enuelopant ainsi Ton loyal Mardochee et ton Esther aussi : Car cette nation seruiable et benine Nous donne, et tu le sçais, le nom et l'origine.
Mais pour auoir brassé de si cruels proiets Contre toy, contre nous, contre tes bons suiets, Plaise toy renuerser dessus sa propre teste Le mal qu'il nous brassoit : accorde ma requeste; Tout vn peuple innocent, en pays estranger. Par le trespas d'vn seul soit sauué de danger.
ASSUERUS
Esclaue misérable, as-tu bien eu l'audace
De me surprendre ainsi ? d'abuser de ma grâce?
De pourchasser vn peuple, vne Reine à la mort?
Sans alléguer raison, iniure, grief ne tort.
Ainsi donques tu prens plaisir à me desplaire?
Va, Brigand, ie t'immole à mon aspre cliolere.
Comme vn serf affranchi plein de témérité.
Qui m'a par faux raports contre Isac irrité.
Ostez-le de mes yeux, qu'on luy couure la face.
Meschant, c'est à ce coup : n'atten iamais de grâce,
Auiourd'huy ie désire vn suplice inuenter,
Qui puisse satisfaire à mon espouse Esther,
Au loyal Mardochee, à son peuple, à moy-mesme;
A punir ton péché faut estre tout extresme.
AMAN
Redoutable Princesse, vsez-moy de merci;
Tragédie. 275
le me iette à vos pieds et vous en prie aussi. Ne regardez ma faute ainçois ma pénitence, Et faites reuoquer ma dernière sentence : Si tant vous m'obligez enuers vostre grandeur, l'en seray pour iamais très humble seruiteur. » Pardonner au pécheur qui reconnoist sa faute, » Prosterne' sous les pieds d'vne Maiesté haute, » Et d'vn œil ruisselant en demande merci, » Est digne d'vne femme et d'vne Reine aussi. » La grandeur du péché recommande la grâce. Madame, permettez que vos genoux i'embrasse.
ASSUERUS
Comment, lasche paillard, c'est peu de m'offencer, Tu veux auant mourir mon espouse forcer! l'en prendray sur le champ vengeance si notoire, Qu'encor après mille ans il en sera mémoire. Sus, qu'on le traine pendre au gibet esleué. Que pour mon pauure père il auoit reserué. Et toy, vieillard tidelle, ornement de ta race. Occupe ses honneurs et tiens rang en sa place. Quant à toy, mon Esiher, possèdes en le oien. Les Palais et les serfs, ie ne reserue rien. Les lettres par Aman finement pratiquées, Pour destruire les luifs soient viste reuoquees : Ce peuple en seureté mieux que deuant remis. Se vange impunément de tous ses ennemis, Et libre des imposts sous lesquels il soupire, Respire heureusement par tout ce large Empire.
MARDOCHEE.
Que nostre Dieu bénin m'auoit bien aduerti, Qu'vn iour seroit par toy son peuple guaranti! Au poinct qu'en l'Orient l'Aube semé des roses, Et qu'au Soleil nouueau les portes sont decloses Pour fournir sa carrière en l'escharpe des Cieux, Auant hier vn dooix somme auoit collé mes yeux. Mais voici qu'il s'esleue vn horrible tonnerre. Dont l'elVroyable bruit fait chanceler la terre : le voy maint tourbillon sur ma teste rouler, Maint esclair riamboyant fendre l'obscur de l'air. Et sortir après luy hors du ventre des nues Force rais scintillans de flammèches menues : Bien que de tel effroy l'eusse les sens rauis, le vy deux tiers dragons, ou me le fut aduis. De leurs ronds tortueux rampans dessus la terre, Leuer la teste en haut, pour se faire la guerre,
L'œil respirant de flamme et la gorge de vent; Les arbres d'alentour s'en alloient esmouuant, Et la place voisine estoit toute luisante Des esclats iallissans de l'escaille glissante; Vn tel bruit s'esclatoit de leur hautaine voix, Que le rend la tempeste arrachant tout un bois. A ce bruit, i'aperceu s'esmouuoir tout le monde Contre le peuple seul qui dessus Dieu se fonde : Tout le Ciel se couurit d'vn voile ténébreux Tissu de noire pluye et de brouillats ombreux; Par la terre couloient les gros fleuues de larmes, Le vuide s'emplissoit de sanglots et d'alarmes. Lors vn peuple débile agité durement, Rendu comme stupide à l'effort du tourment, Les bras croisez au Ciel sur sa tremblante teste Attendoit le seul coup de l'horrible tempeste : Mais voici comme à Dieu tendent tous ses esprits, Qu'vn foible sourgeon d'eau à ruisseller s'est pris Qui sur le mesme instant s'accroist en vn tel neuuc, Que son cours espanché les campagnes abreuue. Le Soleil se leuant de ses rais esclarcis Dissipe tout l'amas des brouillats obscurcis; Lors des petits l'humblcsse au Ciel est rehaussée, Et des grands l'arrogance aux Enfers abaissée. Sur ce point ie m'esueille, et me refigurant Le songe prophétique en mon esprit errant, le sonde longuement ce que Dieu délibère, Mais i'y demeure court. Or que l'effet m'esclaire, le reconnois assez que cette vision Ne se masquoit à moy de vaine illusion : Mon esprit en comprend toute l'intelligence, Que ie veux bien te mettre en plus claire euidence. Le sourgeon d'eau, c'est toy : le Soleil, c'est le Roy : Les dragons oposez, c'est Aman contre moy : Et le monde amasse' s'esmouuant pour combatre Les Juifs abandonnez, c'est le peuple Idolâtre : Les petits esleuez et les grands abaissez. Et miens et ceux d'Aman se font cognoistre assez.
ESTHER
O toy qui pour ton peuple en nul temps ne sommeilles, Qui tiens vn vaisseau plein de faueurs nompareilles, Vn autre plein de maux que tu verses sur nous. Comme nous meriton ta grâce ou ton courroux j Vueille qu'à l'aduenir des Saints la sainte race En senablable péril reçoiue mesme grâce.
Tragédie. 277
CHŒUR DES FIDÈLES, pris du Ps. cxxiiii.
DIE Israël ioyeux : si Dieu n'eust tins pour nous, Lors que tant d'ennemis embrasez de courroux Conspiroient par ensemble afin de nous deffaire, Nous estions tous perdus : l'abisme estoit ouuert, Et son flot aboyant nostre teste eust couuert. Au sanglant apetit d'vn Tyran sanguinaire.
Comme vn torrent d'Esté qui s'enfle de ruisseaux Rauit les bleds ià meurs, les ponts, les arbrisseaux, Poussant en tous endroits sa corne furieuse : De mesme la fureur de maint peuple estranger Vni confusément, nous alloit saccager, Et rien n'eust empesclié sa rage iniurieuse.
Mais comme ce torrent n'agueres haut bruyant, Et d'vn cours effréné par la terre fuyant Est si tari du chaud qu'vn seul flot n'en demeure, Aussi nos ennemis de par tout amassez, Au regard du Seigneur ont esté dispersez. Et l'vn d'eux seulement ne paroist à cette heure.
Benisson à iamais le Seigneur éternel, Qui conserue les siens d'viî souci paternel Et ne souffre leur race estre liurée en proye; Ains fait, tout au rebours, que leurs fiers ennemis Soient à leur volonté honteusement soumis. Dont tous esmerueillez ils triomphent de ioye.
Tout ainsi que l'oiseau pipé de l'oiseleur S'eschape des filets tendus pour son malheur, Et s'essore dans l'air d'vne libre volée : Des laqs qui nous serroient il nous a dégagez; Ceux nous veulent du bien qui nous ont outragez; Ceux qui nous desoloient nostre ame ont consolée.
Nostre aide soit tousiours au nom du Dieu des Dieux Qui sur la terre a mis le pauillon des Cieux; Nous ne manquerons point d'espoir ni d'asseurance : Car bien que tout le monde eust armé contre nous. Nous auon vn bouclier pour oposer aux coups, Contre lequel trop foible est l'humaine puissance.