‹ Les tragedies de ParisChapitre 10 sur 50 · WÉ · texte numérisé non relu

WÉ

— Eh bien, apivs?... — demanda le valet d'un ton rogue.

— Je sais à merveille ce qui me procure le plaisir de vous rencontrer ici cette nuit, mais je suis la discrétion même et je ne me permettrais point de m'innniscer dans des alTaires qui ne sont pas les miennes...

— Alois, pourquoi m'arrètez-vous?...

L'homme aux lunettes tira de sa poche deux pièces de cent sous d'abord, puis un portefeuille dans lequel il prit une carte.

— Je vous arrête, — continua-t-il, — pour vous prier de boire cette bagatelle à ma santé et de remettre à votre maître la carte que voilà...

— La carte de qui?...

— D'une dame qu'il connaît bien... d'une dame dont il fait grand cas et qui se rappelle à son souvenir.... — En voyant la carte il comprendra...

— C'est tout?..,

— Absolument... — vous voyez que ça ne peut vous compromettre en rien... J'ajouterai que ça vous vaudra sans doute une gratification bien sentie...

— Allons, 'donnez... je ferai ce que vous voulez...

— 'N'^oici les dix francs et la carte... — Elle est pour votre maître seul... — Ne la laissez pas voir à mademoiselle Desjardiiis... c'est important.

— Compris...

Les deux promeneurs nociurnes se séparèrent, et, tandis que l'bonirac aux luneltcs s'éloignait en se frottant les mains, le valet de pied s'approcha d'un bec de gaz pour jeter les yeux sur la carte donnée par l'inconnu.

Elle était de dimension beaucoup plus qu'ordinaire, en carton porcelaine très-épais (-t doré sur tranche, à la mode d'il y a trente ans.

Voici la reproduction exacte du texte qu'on y pouvait lire :

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