‹ Les tragiques (volume 4)Chapitre 152 sur 313 · La vie de celui dont d'Aiibigné vient de parler · texte numérisé non relu

La vie de celui dont d'Aiibigné vient de parler

4. Probablement Clt'inent VII, ce qui donne occasion à d'Aubigné de faire un jeu de mots.

Les Feux. 201

Faisant de vive voix ce qu'autre par escrit. Il avoit recerché dedans le cloistre immonde La séparation des ordures du monde; Mais y ayant trouvé du monde les retraits, Quarante jours entiers il desploia les traits, En la chaire d'erreur, de la vérité pure, La robbe de mensonge estant sa couverture. Un sien juge choisi, par lui jugé, appris Et depuis fugitif, nous donna dans Paris La suite de ces morts, à esclorre des vies, Pour l'honneur des Anglois contre les calomnies. Mais il se ravissoit sur ce qu'avoit presché L'esprit sans corps, par qui le corps brusié, seiche, N'estoit plus sa maison, mais quelque tendre voile. Comme un guerrier parfaict, campant dessous la toile. Qu'on menace de feu ces corps des-jà brisés : O combien sont ces feux par ceux-là mesprisez! Ceux-là battent aux champs, ces âmes militantes Pour aller au combat, mettent le feu aux tentes. f Le printemps de l'Eglise et l'esté sont passez,» 2.V$ Si serez-vous par moi, vers(t) bouttons, amassez; Encor esclorrez-vous, fleurs si franches, si vives, Bien que vous paroissiez dernières et tardives : On ne vous lairra pas, simples de si grand pris, Sans vous voir et flairer au céleste pourpris ; Une rose d'automne est plus qu'une autre exquise. ' Vous avez esjouy l'automne de l'Eglise:

Les grands feux de la chienne (2) oublioient à brûler, Le froid du scorpion rendoit plus calme l'air, Cet air doux qui tout autre en malices excède Ne fit tièdes vos cœurs en une saison tiède. Ce fut lors que l'on vid les lions s'embrazer Et chasser, barriquez, leur Nebucadnezer (?), Qui à son vieil Bernard (4) remonstra sa contraincte

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