C'est-à-dire des extrémités au centre de la France
3. Allusion à la troisième guerre civile, qui éclata le 28 septembre i $67. « Deux jours avant, la cour, qui avoit quelques soupçons des projets des calvinistes , envoya à Châtillon-sur-Loing, résidence de Coligny, un espion, Thoré. Celui-ci trouva l'amiral « habillé en ménagier, faisant ses vendanges ». Et le jour de la Saint-Michel (28), toute la France se trouva couverte de gendarmes et de compagnies huguenotes. » [Pasqmtr, Lettres, 1. s,lett. 2, édit. de 1723, t. 2, p. J17.)
4. Allusion au massacre de Vassy. Voy. plus loin. j. Décapités.
De ton sein , car ceci du haut ciel tu verras, Et de cent mille morts à poinct te vengeras. >>]
Ils contemplent s'enfler ^') une puissante armée, Remarquable de fer, de feux et de fumée, Où les reistres couverts de noir et de fureurs Despartent (2) des François les tragiques erreurs. Les deux chefs y sont prins, et leur dure rencontre La desfaveur du ciel à l'un et l'autre monstre. Vous voyez la victoire, en la plaine de Dreux, Les deux favoriser pour ruyner les deux(?). Comme en large chemin le pantelant yvrongne Ondoyé çà et là, s'aprochant, il s'esloigne, Ainsi les deux costez heurte et fuit à la fois La victoire troublée , yvre de sang françois : L'insolente parmi les deux camps se pourmeine. Les faict vaincre vaincus tout à la Cadmèene. [C'est le vaisseau noyé qui versé au profond. Ne laisse aux plus heureux que l'heur d'estre second : L'un ruine, en vainquant, sa douteuse victoire. L'autre au débris de soi et des siens prend sa gloire.] Dieu eut à desplaisir tels moyens pour les siens, Affoiblit leurs efforts pour monstrer ses moyens. Comme on voit en ceiuy (4; qui prodigua sa vie Pour tuer Holoferne assiégeant Bethulie, Où, quand les abatus succomboient soubs le faix, La mort des turbulens donne vie à la paix.
L'homme sage pour soy fait quelque paix en terre , Et Dieu non satisfait commence une autre guerre.