En Limousin. Les royalistes, qui assiégeoient Saint
Que quand la pluye eut mis en fange le salpestre,
Le camp royal, aux mains arresté et battu,
Esprouva des chrestiens le fer et la vertu.]
Puis en grand marge luit, sans qu'un seul trait y faille,
Du sanglant Montcontour la tragique bataille.
Là on joua de sang, là le fer inhumain,
Insolent, besongna dans l'ignorante main,
Plus à souffrir la mort qu'à la donner habile,
Moins propre à guerroyer qu'à la fureur civile.
Dieu fit la force vaine et Tappuy vain périr
Quand l'Eglise n'eut plus la marque de souffrir,
Cognoissant les humains qui n'ont leur espérance
En leur puissant secours que vaincus d'impuissance.
Ainsi d'autres combats moindres mais violens
Amolissent le cœur des tyrans insolens.
Des camps les plus enflez (i) les rencontres mortelles
Tournent en défaveur et en deuil aux fidelles;
Mais les petits troupeaux (2), favorisez des cieux ,
Choisis des Gedeons, chantent victorieux.
Aussi Dieu n'a pas mis ses vertus enfermées
Au nombre plus espais des puissantes armées :
Il veut vaincre par soy et rendre consolez
Les camps tous ruinez et les cœurs désolez :
Les tirer du tombeau afin que la victoire
De luy et non de nous eterni/.e la gloire;
C'est pourquoy Dieu maudit les rois du peuple hébreu
Qui contoient leurs soldats, non la force de Dieu.
Ici prend son tableau la pieuse Renée (?) Fille ae ce Loys, qui par la renommée
Yrier, défendue par Pierre Buffière de Chainbaret , y furent battus, en 1591. Cf. de Thou, 1. 101 ; d'.Aubigné, Hist. univ., t. 3, 1. 4, ch. 20, p. 543-