‹ Les tragiques (volume 4)Chapitre 170 sur 313 · Sans eau · texte numérisé non relu

Sans eau

Tragiques. — I. ij

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Dieu bénit les vertus, comme Dieu des armées : Les forces des meschans par force consumées (').]

D'une autre part , au ciel, en spectacles nouveaux, Luisoient les cruautez vives en leurs tableaux, En tableaux éternels, afin que l'ire esraeue Du Tout-puissant vainqueur fume par telle veue : Ce ne sont plus combats, le sang versé plus doux Est d'odeur plus amère au céleste courroux.

On void au bout d'un rang une trouppe fidelle Qui oppose à la peur la pieté, le zelle. Qui, au nez de Satan, voulant louer son Dieu, Sacrifie en chantant sa vie au triste lieu Où la bande meurtrière arrive impitoyable, Farouche de regards et d'armes effroyable, Deschire le troupeau qui, humble, ne deffend Sa vie que de cris : l'un perce, l'autre fend L'estomach et le cœur et les mains et les testes , Qui n'ont fer que le pleur, ny boucliers que requestes. Les autres, de flambeaux embrasent en cent lieux Le temple, à celle fin que les aveugles feux Ne sentent la pitié des faces gémissantes Qui troublent, sans changer, les âmes paslissantes. Là mesme, on void flotter un fleuve, dont le flanc Du chrcstien est la source, et le flot est le sang. Un cardinal sanglant (2), les trompettes, les prestres. Aux places de Vassi et (5) au haut des fenestres. Attisent leur ouvrage, et , meurtriers de la voix Guettent les eschappez pour les montrer aux doigts. Les grands, qui autrefois avoient gravé leurs gloires

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