Prenoient place
2. Suivant de Thou, 1. 47 et ço, et d'Aubigné, Hist. univ., t. 3, 1. 2, p. 143, il y eut des pluies de sang en 1570 et '57J-
26o Les Tragiques.
Voici les paremens de mes beaux cabinetz : Terre qui les trahis , tu estois trop impure Pour des saincts et des purs estre la sépulture. » A tant il p!onc;e au fond; l'eau rid en mille rais, Puis , aiant faict cent ronds , crache le sable après.
Ha ! que nos cruautez fussent ensevelies Dans le centre du monde ! Ha ! que nos ordes vies N'eussent empuanti le nez de l'estranger! Parmi les estrangers nous irions sans danger, L'œil guay, la teste hault , d'une brave assurance Nous porterions au front l'honneur ancien de France.
Estrangers irritez , à qui sont les François Abomination, pour Dieu, faictes le choix De celuy qu'on trahit et de celuy qui tue; Ne caressés chés vous d'une pareille veùe Le chien fidelle et doux et le chien enragé, L'atheiste affligeant, le chrestien affligé. Nous sommes plains de sang, l'un en perd, l'autre en L'un est persécuteur, l'autre endure martyre : [tire, Regardés qui reçoit ou qui donne le coup; Ne criés sur l'agneau quand vous criés au loup. Venés, justes vangeurs : vienne toute la terre, A ces Gains françois, d'une immortelle guerre. Redemander le sang de leurs frères occis : Qu'ils soient conus (') partout aux visages transis; Que l'œil lousche, tremblant, que la grâce estonnée Par tout produise en l'air leur ame empoizonnée. Estourdis, qui pensez que Dieu n'est rigoureux, Qu'il ne sçait foudroier que sur les langoureux , Respirez d'une pause, en souspirant pour suivre La rude catastrophe et la fin de mon livre. Les fers sont mis au vent, venés savoir comment L'Eternel faict à poinct justice et jugement. Vous sçaurés que tous-jours son ire ne sommeille, Vous le verres debout pour rendre la pareille ,