‹ Les tragiques (volume 4)Chapitre 203 sur 313 · Allusion à l'histoire de Lot. [Genèse, ch · texte numérisé non relu

Allusion à l'histoire de Lot. [Genèse, ch

Vengeances. 271

Elle fondit en soy et cracha en un lieu, Pour marquer à jamais la vengeance de Dieu, Un lac de son bourbier ; là mit, à la mesme heure, La mer par ses conduicts ce qu'elle avoit d'ordure, Et, pour faire sentir la mesme ire de l'air. Les oiseaux tombent morts quand ils pensent voler Sur ces noires vapeurs, dont l'espesse fumée Monstre l'ire céleste encores allumée.

Venez, célestes feux, courez, feux éternels, Volez; ceux de Sodome oncques ne furent tels : Au jour du jugement ils lèveront la face Pour condamner le mal du siècle qui les passe ('), D'un siècle plus infect : notamment il est aict Que Dieu de leurs péchez tout le comble attendit. Empuantissez l'air, ô vengeances célestes. De poizons, de venins et de volantes pestes, [Soleil, baille ton char aux jeunes Phaétons, N'anime rien çà bas, si ce n'est des Pithons; Vent, ne purge plus l'air; brise, renverse, escrase. Noyé au lieu d'arrouser, sans eschaufer embrase.] Nos péchez sont au comble, et jusqu'au ciel montez Par dessus le boisseau versent de tous costez. Terre, qui sur ton dos porte à peine nos peines, Change en cendre et en os tant de fertiles plaines, En bouibe nos gazons, nos plaisirs en horreurs. En souffre nos guerets, en charongne nos fleurs. Déluges, retournez, vous pourrés par vostre onde Noyer, non pas laver, les ordures du monde.

Mais ce fut vous encor, ô justicières eaux. Qui sceustes distinguer les lions des agneaux : Moïse l'esprouva, qui , pour arche seconde (2), En un tissu de joncs se joua dessus l'onde. Eaux, qui devinstes sang et changeastes de lieu, Eaux, qui oyez très-clair quand on parle de Dieu, Ce fut vous, puis après lors que les maladies,

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