Var. : ses deux jambes hachées
}. Pierre Castellan (Chastelain ou Duchâtel), successivement évêque de Tulle, de Mâcon et d'Orléans, grand aumônier de France, mort en 1552. Sa vie, écrite par Galland , a été publiée par Baluze. Bayle lui a consacré un long article. Voy. aussi Crespin, fol. 423, verso; Apol. pour Hérod., ch. 26 ; Hist. univ., t. i, p. 112.
4. C'est probablement le docteur en théologie dont parle d'Aubigné dans l'Wùf. univ., t. i, p. lor.
292 Les Tragiqjues.
Venge ou approuve, Dieu, le faux ou véritable. »
La mort se resveilla, frappa le détestable
[Dans la chaire d'erreur : quatre mille auditeurs,
De ce grand coup du Ciel abrutis spectateurs,
N'eurent pas pour ouïr de fidelles oreilles
Et n'eurent de vrais yeux pour en voiries merveilles.]
Lambert, inquisiteur, ainsi en blasphémant Demeura bouche ouverte, emporté au couvent. Fut trouvé, sans sçavoir l'autheur du faict estrange, Aux fosses du couvent noyé dedans la fange. Maint exemple me cerche, et je ne cerche pas Mille nouvelles morts, mille estranges trespas De nos persécuteurs : ces exemples m'ennuyent. Ils poursuyvent mes vers et mes yeux qui les fuyent.
Je suis importuné de dire comme Dieu Aux rois, aux ducs, aux chefs, de leur camp au milieu, Rendit, exerça, fit droict, vengeance et merveille. Crevant, poussant, frappant l'œil, l'espaule et roreille( 1 ). Mais le trop long discours de ces notables morts Me faict laisser à part ces vengeances des corps , Pour m'envoler plus haut et voir ceux qu'en ce monde Dieu a voulu arrer(2) de la peine seconde : De qui l'esprit frappé de la rigueur de Dieu Desjà sentit l'enfer au partir de ce lieu. La justice de Dieu par vous sera louée, Vous donnerez à Dieu vostre voix enrouée,
1 . Allusion à ces vers fort connus qui furent composés sur la mort des trois rois Henri II, François II et Antoine de Navarre :
Par l'œil , l'espaule et l'oreille , Dieu a fait en France merveille ; Par l'oreille, l'espaule et l'œil , Dieu a mis trois rois au cercueil; Par l'œil, l'oreille et l'espaule, Dieu a tué trois rois en Gaule :
Antoine , François et Henry, Qui de lui point n'ont eu soucy.
Voy. l'Estoile, t. i, p. 16.