‹ Les tragiques (volume 4)Chapitre 223 sur 313 · I. La Fortune. — 2. Var. : Serfs de la vanité · texte numérisé non relu

I. La Fortune. — 2. Var. : Serfs de la vanité

3. Ce personnage, que d'Aubigné se borne à nommer dans son Hist. univ.,t. i, p. 112, est évidemment Francesco Spiera, avocat de citadella, dans le Padouan, et dont Sleidan (De statu religionis, édit. de Francfort, 1786, 1. 21, t. 3, p. 1 40 et suiv. ) a raconté l'histoire en détail. Il embrassa la réforme, se rétracta ensuite, et finit par se laisser mourir de faim en 1548. P. P. Vergerio k jeune, évêque de Cape-

Vengeances. 299

Ceux qui , dans Orléans , sans chiens et sans morsures ,

Furent frappez de rage, à qui les mains impures

Des pères, mères, sœurs et frères et tuteurs

Ont apporté la fin , tristes exécuteurs ;

De Lizet(') l'orgueilleux la rude ignominie,

De luy, de son Simon (2) la mortelle manie ,

La lèpre de Roma (>) et celle qu'un plus grand

Pour les siens et pour soy perpétuelle prend;

Le despoir des Morins(4), dont l'un à mort se blesse,

d'Istria, et qui lui-même embrassa le luthéranisme quelques années plus tard , a publié une apologie de Spiera, insérée dans le recueil intitule : Francisa Spiera qui, quod suscept<e semel Evangelicie veritaîis professionem abnegasset damnassetque, in horrendam incidit desperationem , historia a quatuor summis Viris summa fide conscripta, Basileae, ISS0> 8. — Voy. encore Saligius, Historié der Augsburgischcn Confession , t. 2 , p. 1158.

1. Lizet, président au parlement de Paris, né en 1482, mort en I5J4- " fut un persécuteur acharné des calvinistes, et se couvrit de honte par sa bassesse envers les Guise. Voy. sur lui Journal d'un bourgeois de Paris sous François 1er, p. i6j, 401; de Thou , 1. 6; Dubreuil , Antiq. de Paris {1639), p. 323; Apolog. pour Hérod., ch. 17 et 40; Confession de Sancy (édit. Le Duchat;, p. 132, et enfm la piquante satire attribuée à Bèze, Epistola magistri B. Passayanti, à la suite des Epist. obscur, viror., édit. de Francfort,

2. Il s'agit peut-être ici de Simon Guichard , quinzième général de l'ordre des Minimes , qui « attira sur soy une si grande haine de cette race et engeance maudite du malheureux hérétique Calvin, que souvent ils tirèrent des coups de pistolet sur luy. » (Hilarion de Coste, Vies des hommes illustres, etc., 162s, in-fol., p. 34j.jOn trouve dans le même ouvrage la vie du président Lizet.

J.Jean de Roma, jacobin, inquisiteur. Voy. ses cruautés et sa mort dans de Thou, 1. 6, et dans Crespin, fol. 142,424. Cf. Apolog. pour Hérod., ch. 24 et 26.

4. Jean Morin, lieutenant criminel au Châtelet, charge dans laquelle il avoit succédé, en 1529, à Guillaume Maillart. Il a été, comme ce dernier, flagellé par Marot, qui l'a placé dans VEnfer sous le nom de Rhadamanthus. Il mourut

po Les Tragiqjjes.

Les foyers de Ruzé(:) et de Faye d'Espesse(2), Icy le haut tonnant sa voix grosse hors met (?) , Et gresle et souffre et feu sur la terre transmet, Faict la charge sonner par l'airain du tonnerre; Il a la mort, l'enfer soudoyez pour sa guerre; Monté dessus le dos des chérubins mouvans, Il voile droict , guindé sur les aisles des vents. Un temps, de son Eglise il soustint l'innocence, Ne marchant q^u'au secours et non à la vengeance; Ores aux derniers temps et aux plus rudes jours, Il marche à la vengeance et non plus au secours.

en 1548. Voy. sur lui Journal d'un bourgeois de Paris sous François 1er, passm; VHist. eccl. de Bèze, t. i, p. 16, 20 29; Apolog. pour Hérod., cli. 26.

1. Jean Ruzé, conseiller au Parlement. Voy. Apol. pour Hérod., ch. 26.

2. Jacques Faye, sieur d'Espeisses , d'abord avocat générai, puis président du Parlement, lorsque cette compagnie fut transportée à Tours par Henri III. Sa mort, arrivée au mois de septembre 1(90, fut, dit L'Estoiie, « autant agréable à ceux de la Ligue que desplaisante et ennuieuse aux gens de bien et aux bons serviteurs du roy. » Voy. sur lui Opuscules de Loysel, 16(2 , p. 66 j.

}. Met dehors sa grosse voix.

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