Voy. les Essais d'histoire littéraire, par M. Gérusez
2. C'est-à-dire sans la soumission au pape, ainsi qu'il l'explique lui-même (Voy. plus loin, p. 12 et 13). — Quant à du Haillan, d'Aubigné me semble faire allusion aux deux discours, l'un républicain, l'autre monarchique, que l'histo-
viij Notice.
cois, c'étoit celle de Pologne. » Or, on sait que le gouvernement de Pologne étoit une royauté élective '. Les années ne modifièrent en rien ses opinions. En 1620 , ce fut dans une république, à Genève, qu'il alla prendre u le chevet de sa vieillesse et de sa mort » , là où , comme il le dit ailleurs, « les causes des haines des rois dévoient être aux républiques causes de charité *. » Quatre ans auparavant , le prince de Condé lui avoit rendu ce témoignage dans le conseil secret, « qu'il estoit ennemy de la royauté et capable d'empescher un roy de régner absolument tant qu'il vivroit 3. »
Il étoit , du reste , le premier à sentir combien étoient dangereuses pour lui de pareilles accusations : aussi chercha-t-il toujours à les repousser et à les prévenir. DânsV Epistrc aux lecteurs , il avoue que la crainte de « gagner le nom de turbulent et de républicain 4 » l'avoit jusque alors empêché de publier son poème. Mais il a beau dire et répéter que dans ses écrits on peut voir u plusieurs choses contre la tyrannie, et nulle contre la
rien met dans la bouche de deux seigneurs francs, Charamond et Quadrek, au moment de l'élection de Pliaramond.