X. Voy. plus loin, p
}. Voy. Epistrc aux lecteurs , p. i et 2.
Notice. vij
nature à réveiller bien des passions que le temps avoit assoupies ; l'auteur savoit quelles persécutions pouvoient lui attirer ces violentes satires, où il vouoit au mépris de puissants personnages encore vivants , comme le duc d'Epernon ; où il avoit flétri sans mesure la maison des Médicis, qui avoit de nouveau donné une reine à la France, et où enfin respiroit une haine profonde contre le catholicisme, les vices de la cour, les princes et la tyrannie. Et, à ce propos, qu'on me permette quelques observations.
Un savant et spirituel écrivain ' déclare <( avoir cherché vainement dans les écrits de d'Aubigné les tendances républicaines qu'on attribue généralement au parti protestant. Il n'est pas même, ajoute-t-il , partisan de l'aristocratie. « C'est là une assertion que je ne saurois admettre. Sans doute il seroit ridicule de prétendre que d'Aubigné a été un républicain dans le sens actuel du mot, mais il étoit, à n'en pas douter, partisan des républiques aristocratiques, telles qu'elles étoient constituées au XVIe siècle. On peut s'en convaincre en lisant la réponse qu'il fit au roi de Navarre, qui le pressoit un jour de s'expliquer catégoriquement à ce sujet. Il lui déclara « qu'à ses yeux l'administration la meilleure étoit la monarchique selon son institution entre les François ^ ; qu'il s'en tenoit du tout à ce que dit du Haillan..., et qu'après celle des Fran-